Nova Lake-S, la majorité des puces pourrait être produite avec le procédé 18A-P
Intel réduirait fortement sa dépendance envers TSMC
La stratégie industrielle entourant les futurs processeurs Intel Nova Lake aurait profondément évolué. Selon une note de la banque d’investissement KeyBanc Capital Markets Intel prévoit de produire en interne la grande majorité de ces puces.
A l’origine, le géant aurait envisagé de confier environ 80 à 90 % des tuiles de calcul Nova Lake à TSMC pour profiter de son procédé N2P. Ce choix aurait évolué à la suite des progrès réalisés par Intel Foundry. Désormais entre 80 et 90 % des volumes seraient assurés par Intel via son procédé 18A-P, contre seulement 10 à 20 % pour TSMC.
Cette nouvelle stratégie ne concerne pas nécessairement tous les composants d’un processeur Nova Lake. Les futures puces devraient conserver une architecture composée de plusieurs tuiles, potentiellement fabriquées avec des procédés différents.
Les progrès du 18A-P
Ce changement serait lié à une amélioration des rendements de production. Intel a officiellement annoncé le 16 juin 2026 que son procédé 18A-P était entré en phase de “risk production“, une étape précédant la production en grande série. Le groupe revendique un gain de 9 % en performances à consommation identique ou une baisse de 18 % de la consommation à performances équivalentes par rapport au 18A.
Le 18A-P conserve les mêmes règles de conception que le 18A. Du coup Intel peut réutiliser une partie des blocs techniques, outils et flux de conception déjà développés pour Panther Lake. Ceci réduit les risques et les coûts associés au passage vers le nouveau procédé.
Le fait que TSMC reste encore présent dans ce nouveau scénario souligne qu’Inel veut conserver plusieurs filières de fabrication. Certaines tuiles ou certains modèles spécifiques pourraient rester produits sur le procédé N2P.


