Processeurs M6 et M5 Ultra : le 2 nm débarque avec jusqu’à 80 cœurs GPU et 512 Go de mémoire
Apple lance de nouvelles puces
Apple complète sa gamme de processeur maison avec l’annonce des M6 et M5 Ultra. Ils se destinent au nouveau Mac mini et au Mac Studio. Ces deux puces ont plusieurs objectifs dont celui d’augmenter les performances pour l’intelligence artificielle locale.
M6 : Apple passe au 2 nm
Le M6 est la première puce Apple gravée en 2 nm. Elle embarque un CPU à 12 cœurs composé de 2 “super cœurs”, 4 cœurs “Performance” et 6 cœurs “Efficacité”, contre 10 cœurs pour le M5. Du coup Apple annonce jusqu’à 20 % de performances multithreads supplémentaires par rapport au M5 et jusqu’à 2,4 fois celles du M1.
Attention, ces chiffres proviennent des propres mesures du constructeur. Il est toujours bon d’attendre les premiers tests indépendants pour se faire une idée plus précise du potentiel d’une nouveauté.
La partie graphique progresse aussi avec 12 cœurs GPU, chacun équipé d’un accélérateur neuronal. Le Ray tracing matériel et le Dynamic Caching sont de la partie, tandis que le débit géométrique progresserait de 50 %.
Pour l’IA, Apple mise sur un Dual Neural Engine de 16 cœurs. Le M6 accepte jusqu’à 32 Go de mémoire unifiée avec une bande passante culminant à 170 Go/s.
M5 Ultra : quatre dies et 512 Go de mémoire
De son coté le M5 Ultra joue dans une autre catégorie. Apple utilise sa technologie UltraFusion pour relier deux M5 Max eux-mêmes constitués de deux dies. La résultat est sans appel avec une architecture quadruple die, une première chez ce constructeur, avec plus de 4,4 To/s de bande passante entre les dies.
La configuration maximale propose 36 cœurs CPU et 80 cœurs GPU, accompagnés d’un Neural Engine à 32 cœurs. Apple revendique jusqu’à 40 % de performances graphiques supplémentaires face au M3 Ultra. Là ou les chiffres grimpent vites c’est du coté de la mémoire avec jusqu’à 512 Go de mémoire unifiée accompagnés d’une bande passante de 1,2 To/s, soit 50 % de plus que le M3 Ultra.
Ce potentiel s’adresse en priorité à des usages intensifs comme la manipulation de lourds projets 3D, vidéo ou scientifiques ou des modèles d’IA exécutés localement. Sur ce point Apple affirme qu’il devient possible de faire fonctionner des LLM comptant plusieurs centaines de milliards de paramètres directement sur le Mac.



