Le Computex 2026 est l’occasion pour Enermax de dévoiler de nombreuses nouveautés allant d’un refroidisseur liquide sans pompe à une alimentation de 3200 W, en passant par des systèmes pour sockets serveur et un concept d’immersion.
L’AIO passe au PFA

La nouveauté la plus intrigante du stand est un refroidisseur liquide PFA. PFA est la contraction de Pump-Free AIO. En clair il s’agit d’un Watercooling de type AIO c’est à dire prêt à l’emploi en sortie de carton disposant d’un circuit fermé et de tout l’équipement nécessaire à son bon fonctionne. Cependant contrairement aux solutions actuelle, il ne dispose pas d’une pompe assurant la circulation du liquide entre le base et le radiateur.
À la place, Enermax exploite le DAISAVE SF-49 de Daikin. Il s’agit d’un fluide ayant la propriété de s’évaporer autour des 49 °C. Du coup ce liquide chauffe au niveau du Waterblock disposant d’une base en contact avec le processeur et se transforme en vapeur. Cette dernière circule grâce à la pression générée dans la boucle. Une fois arrivé au radiateur, il se condense, redevient liquide et retourne vers le Waterblock.

En supprimant la pompe Enermax réduire une source potentielle de panne, de bruit, de vibrations et de consommation électrique. Cette solution équipée d’un radiateur de 360 serait capable d’engloutir jusqu’à 900 Watts de TDP soit de répondre à tous les besoins des processeurs Grand Public du moment.
Une technologie séduisante mais prudence
Ce PFA d’Enermax attire l’attention, car il reprend les principes du changement de phase dans un format d’un AIO grand public. Mais il faudra rester prudent.
La capacité annoncée de 900 W dépendra probablement de nombreux paramètres comme la température ambiante, l’orientation du radiateur, la vitesse des ventilateurs, la pression interne, la longévité du fluide sans oublier le comportement sur plusieurs années. En effet si le fonctionnement sans pompe est prometteur il impose de bien maîtriser le cycle évaporation-condensation.

Enermax a également montré le DAISAVE SF-49 dans un autre contexte, celui d’un boitier étanche nommé le Cirrus MK II. Cette fois, les composants sont placés dans ce liquide diélectrique, donc non conducteur, capable de bouillir lorsque la chaleur dépasse le seuil de vaporisation (49°). Le spectacle est très visuel. Le liquide entre en ébullition au contact des composants chauds, la vapeur monte vers une zone de dissipation, puis se condense avant de retomber. Le système exploite ainsi le changement d’état du fluide pour déplacer la chaleur sans s’appuyer sur un circuit de watercooling traditionnel.
L’immersion est un domaine de niche pour le grand public, mais son intérêt est grandissant dans les environnements à fortes contraintes thermiques (datecenter).




