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Scandale Seagate ? Des disques durs vendus comme neufs affichent des années d’usage

Comment vérifier l'état de son disque dur Seagate ?

Un rapport de Heise, une entreprise technologique allemande, suggère que certains clients de Seagate ont reçu des disques durs usagés au lieu de modèles neufs.

Selon les témoignages, au moins cinquante acheteurs ont constaté que leurs disques, en particulier les Seagate Exos, affichaient plusieurs dizaines de milliers d’heures d’utilisation, ce qui correspond à environ trois ans de fonctionnement continu. Ces disques ont été achetés auprès de différents détaillants, dont certains sont des partenaires officiels de Seagate, rendant l’origine du problème encore plus préoccupante.

Certains acheteurs ont remarqué des signes d’usure.  Si les valeurs SMART ne montrent aucun indicateur anormal les valeurs FARM (Field Accessible Reliability Metrics) de Seagate permettent de vérifier l’état réel des disques.

Comment vérifier si un disque dur Seagate est usagé ?

Deux outils permettent d’analyser ces valeurs :

  1. Smartmontools disponible sous Windows, macOS, Linux, Unix, BSD). Il faut executer les commandes suivantes :
    • smartctl --scan-open (pour identifier les disques connectés)
    • smartctl -l farm DRIVE (pour afficher les données FARM du disque)
  2. SeaTools de Seagate, qui fournit également ces informations.

Pour l’instant, l’ampleur du problème reste incertaine. On ignore si ces ventes concernent uniquement l’Allemagne ou si elles touchent d’autres marchés internationaux.

Seagate sort du silence.

Suite à cette affaire, Seagate est sortie du silence. Dans une déclaration la firme précise

Seagate n’a ni vendu ni distribué ces disques durs faussement déclarés à des revendeurs. Nous recommandons aux revendeurs d’acheter uniquement des disques durs auprès de partenaires de distribution Seagate certifiés afin de s’assurer qu’ils n’achètent et ne vendent que des disques neufs ou recertifiés en usine auprès de Seagate.

Seagate

Ce qui n’est pas clair à ce stade, cependant, c’est le fait que, selon le rapport Heise, certains des partenaires officiels de Seagate figuraient parmi les revendeurs concernés. Les faits ont été rappelé à Seagate mais sans réponse pour le moment.

Jérôme Gianoli

Aime l'innovation, le hardware, la High Tech et le développement durable. Soucieux du respect de la vie privée.

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6 commentaires

  1. Moi, j’ai eu le cas d’une cliente ayant acheté un disque dur externe “neuf” chez Electro Dépot (il y a quelques mois) qui avait en fait plusieurs milliers d’heures d’utilisation et qui était tombé en panne au bout d’un mois…Je crois que c’était du Seagate 🙁

  2. Je comprends pas, normalement quand j’achète un hdd/ ssd neuf,j’enregistre le produit chez le fabriquant qui me demande le numéro de série et éventuellement la date d’achat et le magasin ,voir même un scanne de la facture.
    Donc y’a un trafic,mais à quel niveau!!

  3. “acheter uniquement des disques durs auprès de partenaires”

    C’était le seul but de ce “buzz”. De faire passer cette info sinon à quoi bon être partenaire.

  4. [ Scandale Seagate ? Des disques durs vendus comme neufs affichent des
    années d’usage ]

    Ce n’est rien face à la déferlante de déchets électroniques chinois
    dits SSD munis de puces NAND Flash QLC YMTC qui se prépare en UERSS au
    regard du protectionnisme douanier de la nouvelle administration du bon
    sens à Washington…

  5. [ Ces disques ont été achetés auprès de différents détaillants, dont
    certains sont des partenaires officiels de Seagate, rendant l’origine
    du problème encore plus préoccupante. ]

    La remballe de produits d’occasion vendus comme neufs dans le commerce
    ce n’est pas une nouveauté et les plus gros acteurs notamment du
    e-commerce tel qu’Amazon l’ont normalisé en l’absence de sanction
    financière significative contre cette pratique commerciale illégale…

    Pour ma part, je suis nettement plus préocuppé par la remballe
    alimentaire particulièrement de viande onéreuse que de celle de biens
    matériels car cela s’apparente clairement à une volonté d’empoisonner
    sa clientèle pour maximiser ses profits.

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