Stockage

SSD et perte de données, pourquoi ce support est dangereux pour vos données ?

Attention !

Devenus abordables et omniprésents, les SSD sont le premier choix pour accélérer un ordinateur. Mais malgré leurs performances, ils ne constituent pas une solution fiable pour l’archivage de données sur le long terme. Il faut ainsi étre prudent sur le long terme.

En effet sans alimentation pendant une période prolongée, un SSD peut perdre une partie, voire la totalité de son contenu.

Une technologie rapide mais dépendante de l’alimentation

SSD MP700 Elite de Corsair

Les SSD ont transformé l’expérience PC grâce à les débits en lecture et écriture, surpassant largement les possibilités mécanique des disques durs classiques. Pour y parvenir, ils reposent sur une technologie très différente.

En effet leur mécanique s’appuie sur des puces NAND Flash qui stockent l’information sous forme de charges électriques. Or, ces charges s’échappent progressivement en l’absence totale d’alimentation. En clair si un SSD reste trop longtemps débranché dans un tiroir, il peut commencer à perdre des données, parfois sans aucune possibilité de récupération.

À l’inverse, les bons vieux disques mécaniques (HDD pour les intimes) conservent les données grâce à une inscription physique sur des plateaux, ce qui les rend naturellement plus adaptés à l’archivage passif.

Une rétention très variable selon le type de NAND

SSD NVMe M.2 2280 PCIe 5.0 x4
SSD NVMe M.2 2280 PCIe 5.0 x4

Il est important de savoir que toutes les mémoires NAND Flash ne sont pas équivalentes sur cette question. La durée de conservation sans alimentation dépend directement de la nature des cellules.

Ainsi la QLC (Quad-Level Cell), la plus abordable est aussi l’une des plus fragiles avec une rétention d’environ un an seulement ! La TLC (Triple-Level Cell) est capables de tenir jusqu’à trois ans tandis que la MLC et la SLC assez rares sur le marché grand public sont beaucoup plus durables. Elles peuvent tenir entre cinq et dix ans.

A la vue de ces informations utiliser un SSD externe pour archiver des photos, des vidéos familiales ou des documents importants et le laisser dormir plusieurs années dans un tiroir est une très mauvaise idée. Le support peut sembler fiable, mais sa nature le rend inadapté à l’archivage passif.

Les disques durs mécaniques restent préférables pour cet usage, tout comme les solutions conçues pour la conservation à long terme, telles que M-Disc. Mais même ces supports ne garantissent pas une sécurité absolue.

Alors que faire ?

La règle 3-2-1 : la seule vraie protection

Quelle que soit la technologie de stockage utilisée, la sauvegarde régulière reste indispensable. Les spécialistes dans le domaine recommandent toujours la règle du 3-2-1.

  • 3 copies de chaque donnée importante,

  • 2 supports différents (HDD, SSD, NAS, clé USB, disque optique…),

  • 1 copie hors site, par exemple dans le cloud,

C’est aujourd’hui la seule méthode fiable pour éviter la perte irrémédiable d’informations.

Source
xda-developers

Jérôme Gianoli

Aime l'innovation, le hardware, la High Tech et le développement durable. Soucieux du respect de la vie privée.

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Un commentaire

  1. [ À l’inverse, les bons vieux disques mécaniques (HDD pour les intimes)
    conservent les données grâce à une inscription physique sur des
    plateaux, ce qui les rend naturellement plus adaptés à l’archivage
    passif. ]

    Faux!

    Un HDD est aussi inadapté qu’un SSD pour de l’archivage ou stockage
    passif car il est très difficile voir impossible d’accéder aux données
    en cas de panne de son contrôleur.

    Ainsi seuls bandes magnétiques (cf. cassettes LTO) et disques optiques
    à changement de phase (cf. CD-RW|DVD-RW|BD-RE) découplés de leur
    enregistreur représentent de véritables solutions d’archivage.

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