Face à l’explosion des prix sur les marchés de la mémoire et du stockage, il devient necessaire de faire certains choix et compromis pour tenir son budget. Avec les mois qui passent les priorités des joueurs commencent à se dessiner.
D’après Grace Su, directrice générale Europe de Lexar, les consommateurs acceptent encore de descendre en capacité sur la mémoire vive, mais ils boudent de plus en plus les SSD trop petits. Selon elle, si les SSD de 512 Go sont encore abordables et disponibles beaucoup d’acheteurs préfèrent attendre un modèle de 1 To plutôt que de craquer pour un modèle plus petit. Les besoins en stockage sont si importants que certains vont même jusqu’à revenir à un bon vieux disque dur classique 3,5 pouces de forte capacité.
Ce constat en dit long sur l’évolution des usages. Si durant longtemps, réduire la capacité du SSD était un compromis acceptable pour tenir un budget, aujourd’hui, ce calcul devient bien plus compliqué. Les jeux pèsent de plus en plus lourd, les mises à jour s’accumulent et l’espace libre fond à une vitesse impressionnante. Dans un tel contexte, un SSD de petite capacité n’est plus une solution économique puisqu’il devient une contrainte quasi immédiate. Lexar note cependant que les intégrateurs système continuent, eux, d’acheter du 512 Go, voire du 256 Go, pour respecter leurs enveloppes budgétaires, mais le client final raisonne différemment.
La crise de la RAM pousse à faire des choix douloureux
La mémoire vive a connu une envolée spectaculaire. Les dernières études dévoilent des chiffres affolant. Par exemple une puce DDR4 de 16 Go a vu son prix spot bondir d’environ 2 200 % sur un an, avant de respirer une première fois en mars avec une petite baisse de 5 %. Mais comme GinjFo l’a souligné cette relative détente du mois de mars ne concerne que le marché spot. En clair les prix contractuels de la DRAM et de la NAND devraient poursuivre leur hausse au deuxième trimestre 2026.
Tout ceci dessine une situation de plus en plus absurde. D’un coté les logiciels, les jeux et les services demandent toujours davantage de mémoire et de l’autre augmenter la RAM d’un PC devient trop honéreux. Pire certains constructeurs comme Apple commercialisent désormais des appareils avec des capacités ridules incapables de répondre aux besoins.
Dans le monde du PC, les joueurs semblent avoir fait leur choix. Opter pour un SSD de petite capacité se ressent immédiatement dans l’usage quotidien. Le compromis semble donc étre “mieux vaut tenir avec moins de RAM que se retrouver à court de stockage après quelques installations.”
Enfin Lexar explique qu’un changement de seuil est désormais en cours. Le 1 To n’est plus perçu comme un luxe, mais de plus en plus comme le point d’entrée acceptable pour une machine de jeu




[ SSD ou RAM : les joueurs PC ont tranché ! ]
La mauvaise blague comme si les HDD n’existaient plus…