Jeux video

Capcom fixe sa ligne rouge sur l’IA : pas dans les jeux, mais partout autour

Capcom tente de rassurer les joueurs sans renoncer à l’IA

La simple évocation de l’IA dans les jeux crispe de plus en plus les joueurs. Capcom vient de se positionner de manière claire sur le sujet. L’éditeur japonais affirme qu’il n’intégrera pas de matériaux générés par l’IA dans le contenu de ses jeux.

Par contre cette technologie sera utilisée activement pour améliorer l’efficacité et la productivité du développement. Cette précision officielle est importante car la question est brulante. Elle fait du résumé officiel de la réunion d’information destinée aux investisseurs individuels, mise en ligne par Capcom après une présentation organisée le 16 février dernier. Dans cette synthèse, l’entreprise explique noir sur blanc qu’elle n’implémentera pas de contenus générés par l’IA dans ses jeux, tout en testant plusieurs usages dans les domaines du graphisme, du son et de la programmation.

Une promesse mais une stratégie plus large en interne

Street Fighter V

Ce double discours permet à Capcom d’envoyer un message à son public (non, Resident Evil, Monster Hunter ou Street Fighter ne seront pas remplis d’assets générés par IA) tout en ne fermant absolument pas la porte à une industrialisation plus poussée de ses outils de production. L’objectif n’est donc pas de rejeter l’IA, mais de l’enfermer dans un périmètre clair et acceptable.

Capcom n’entre pas dans les détails et ne détaille pas poste par poste, les outils qui seront conservés. En revanche, des expérimentations sont déja en cours dans plusieurs métiers clés comme les graphismes, le son et la programmation. Cela suggère une intégration transversale dans la chaîne de production, et non un simple essai isolé.

Cette posture n’est en soi pas étonnante puisqu’elle est dans la continuité des propos tenus plus tôt par Capcom dans d’autres documents investisseurs. Par exemple dans son rapport intégré de 2025, le groupe expliquait déjà que l’IA “classique” était utilisée dans le moteur RE ENGINE ainsi que pour les vérifications liées à la qualité et aux bugs. Le même document précisait aussi avec justesse que l’IA générative soulevait des défis, notamment en matière de droits d’auteur, de fuite d’informations et de disponibilité des compétences nécessaires.

Jérôme Gianoli

Aime l'innovation, le hardware, la High Tech et le développement durable. Soucieux du respect de la vie privée.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page