Derrière les licenciements chez Red Storm, c’est une partie du pipeline d’Ubisoft qui vacille
Plusieurs projets majeurs plongés dans le flou
Les récents licenciements chez Red Storm ne soulèvent pas seulement une question sociale. Ils mettent aussi en lumière la fragilité de plusieurs projets en cours chez l’éditeur français. Avec 105 postes supprimés et un repositionnement du studio vers un rôle de support pour d’autres équipes de développement ainsi que pour le moteur Snowdrop, la place de Red Storm dans l’écosystème Ubisoft change.
Jusqu’à présent l’ampleur réelle des conséquences de cette importante restructuration était floue. Rien ne permettait de savoir si des jeux en développement allaient être ralentis, stoppés, remaniés ou encore discrètement réaffectés à d’autres studios. Cependant avec le temps et les dernières informations publiées Red Storm se dessine comme ayant été un studio majeur impliqué dans plusieurs projets importants.
Cinq nouveaux jeux auraient été liés au studio
Selon les dernières données, Red Storm travaillait sur 10 jeux, dont cinq nouveaux projets. Parmi eux figureraient le prochain Ghost Recon, connu en interne sous le nom de Project OVR, Tom Clancy’s The Division 3, Beyond Good and Evil 2, ainsi qu’un autre projet encore non annoncé et décrit comme très précoce dans son développement.
Cette liste dévoile que Red Storm était présent sur plusieurs productions de poids, couvrant à la fois des licences établies et des projets encore en construction. Du coup la situation actuellement devient sensible autour des projets d’Ubisoft.
Voici la liste des titres dévoilés
- Beyond Good and Evil 2
- Brawlhalla
- Ghost Recon (Project OVR)
- Rainbow Six Siege seasonal content
- Rainbow Six’s Slice & Dice
- Splinter Cell
- The Division 2 (audio work)
- The Division 3 conceptualization
- Watch Dogs Director’s Cut (support development)
- Unannounced project in conceptualization
Ubisoft reste silencieux
Par contre il est difficile de connaitre le rôle exact de Red Storm sur chacun de ces jeux. Le studio participait-il au développement principal, à des fonctionnalités spécifiques, à du soutien technique, à des outils internes ou à des segments multijoueurs ?
Ne connaissant pas ces détails, il est difficile de mesurer l’impact concret des licenciements sur le calendrier ou l’ambition des projets concernés. A cela s’ajoute également le silence d’Ubisoft qui n’arrange rien à l’affaire. Une chose est cependant sure pour le moment du moins à l’heure d’écriture de cet article, aucun jeu n’a été officiellement annulé.



