Tim Sweeney, le patron d’Epic Games, n’a jamais eu peur de prendre position sur certains sujets brulants. Il vient justement d’appuyer sur un bouton rouge bien visible. Dans son intervention sur X, il a taclé de front la nouvelle politique de Valve concernant l’IA.
Steam se positionne sur l’usage de l’IA
En effet la plateforme, comme GinjFo l’expliquait il y a quelques semaines, demande aux studios de renseigner leur usage d’IA générative sur Steam. A ses yeux, ces mentions « n’ont aucun sens pour les magasins de jeux ». Il estime que l’IA fera bientôt partie intégrante de « presque toute la production future ». En clair, l’Epic Games Store n’a pas l’intention de suivre la même voie et l’IA serait déjà omniprésente chez Epic.
Il est intéressant de souligner que Sketchfab, racheté par Epic en 2021, exige de son coté une divulgation pour les créations réalisées avec IA. Cette mesure, visiblement dictée par des impératifs légaux et non par une volonté philosophique, montre bien la zone grise dans laquelle navigue actuellement toute l’industrie.
Les réactions sont nombreuses
Sans surprise, les propos de Sweeney ont déclenché une tempête dans les commentaires. Beaucoup de joueurs réclament de la transparence totale, arguant qu’ils ont le droit de savoir si un jeu, un scénario ou un personnage a été généré par une IA. D’autres vont encore plus loin en affirmant qu’ils préfèreraient éviter d’acheter des jeux conçus (partiellement ou massivement) via IA.
Le débat est là et il s’inscrit dans un contexte plus large où les géants du secteur comme EA, Krafton ou encore Take-Two intègrent déjà l’IA dans leurs pipelines de production. Entre promesses technologiques et craintes éthiques, l’industrie semble avancer en terrain miné.




Pour le coup d’accord avec “pic Games” c’est ce que je dis depuis le début : Déjà en terme de code, même avec des consignes de la direction il est certain qu’il y aura toujours un ou deux développeur qui utiliseront un github copilot, Claude Code ou autre. Donc on peut d’office mettre le tag “IA” sur tous les prochains jeux.
Côté création d’assets je ne connais pas trop, mais j’imagine que la plupart des outils de création graphiques proposent ou proposeront des fonctionnalités IA pour améliorer le workflow, donc pareil.
Et puis qu’est-ce qu’on appelle IA ? Uniquement les LLM ? Si un jeu utilise DLSS c’est de l’IA aussi quelque part, on peut le tagger.
On a déjà vu des exemples de traduction : Jusqu’à présent on utilisait des outils comme DeepL pour faire la traduction dans différentes langues… Les dernières versions de DeepL utilisent de l’IA générative, donc pareil dès qu’il y a une trad en différente langues on peut mettre le tag IA sur le jeu (et même les boites de traduction utilisent ce genre d’outils, avec un humain derrière pour peaufiner).
Je pense que la question n’est pas si un studio utilise l’IA dans son workflow (la réponse est oui, dans tous les cas), mais s’il l’utilise de manière intelligente. Et ça ce sera de toutes façons aux joueurs d’en juger par eux-même en voyant le résultat.
[ Epic Games allume Valve, le débat explosif de l’IA dans les jeux est
loin d’être terminé ]
Comme le sans OGM purement déclaratif en l’absence de contrôles
sanitaires sérieux c’est sans intérêt puisque seules les procédures
judiciaires des ayant-droits permettront de mettre en lumière le
piratage AI.
Ainsi l’initiative de Valve n’a pour objectif que de soumettre les
éditeurs de jeux vidéos à ses objectifs financiers via le bad buzz
à l’instar du racket des industriels via le label ChariaScore issu
du comité Théodule éco-terro pastèque de Santé Publique France.