Windows 11 et les webwrappers, pourquoi votre PC consomme autant de RAM ?
Les webwrappers sont-ils en train d’étouffer nos PCs ?
A l’heure ou le prix de la mémoire vive bat des records, Windows fait face à une dérive silencieuse mais de plus en plus problématique. En effet la disparition progressive des applications natives au profit de “webwrappers” transforme l’écosystème logiciel en gouffre à mémoire.
De plus en plus d’utilisateurs constatent une dégradation sensible des performances, parfois même sur des machines récentes. Un simple passage par le Gestionnaire des tâches suffit souvent pour se rendre compte de la situation. Des applications de chat omniprésentes comme Discord, Teams ou encore WhatsApp se montrent d’une gourmandise inhabituelle, y compris lorsqu’elles tournent en arrière-plan.
Ce phénomène n’est pas vraiment une surprise. Il s’explique par une tendance de fond dans le développement logiciel. Les applications Windows ne sont plus écrites nativement pour l’API du système, mais encapsulées dans des technologies web comme Electron ou WebView2. Du coup en pratique, chaque instance logicielle embarque souvent un navigateur Chromium “miniature”, avec ses propres processus, son sandboxing et ses modules additionnels. Si ce choix simplifie le développement multiplateforme, il entraîne un coût massif de ressource du côté utilisateur. Les applications autrefois légères deviennent des grosses consommatrices de RAM, au point de faire saturer des systèmes dotés de 16 Go.
Windows 11, 16 Go de RAM devient un minimum ?
Cette situation commence à provoquer des réactions chez les éditeurs. Discord a confirmé que son client Windows peut consommer jusqu’à 4 Go de RAM dans les cas extrêmes. L’entreprise tente de trouver des solutions. Par exemple un nouveau mécanisme est à l’étude. Si l’utilisation dépasse ce seuil alors qu’il est inactif, l’application redémarre automatiquement pour libérer de la mémoire.
Microsoft Teams, basé sur WebView2, reste lui aussi un important vecteur de charge. À l’état inactif, il peut mobiliser presque 1 Go de RAM, un chiffre qui grimpe dès qu’une réunion vidéo démarre. Microsoft prépare une mise à jour pour janvier 2026. Elle est censée isoler les fonctions d’appel dans un processus séparé, baptisé « ms-teams_modulehost.exe », afin de limiter l’impact sur les ressources globales du système.
Cette dérive contraste fortement avec les générations précédentes d’applications. En effet l’ancienne version UWP de WhatsApp, consommait parfois moins de 100 Mo en arrière-plan. La version actuelle, basée sur un wrapper web, mobilise bien plus de mémoire dès son lancement, tout en donnant parfois la sensation d’une réactivité poussive.
Le choix technologique est toutefois clair chez les éditeurs. Il faut une base unique (JavaScript) pour les différents systèmes d’exploitation dont Windows, macOS ou encore Linux. Cela réduit considérablement les coûts de développement et de maintenance tout en augmentant la base potentiel de clients.
À court terme, rien n’indique que cette tendance puisse s’inverser. Les approches web continueront de dominer et les éditeurs privilégieront la flexibilité au détriment de l’optimisation locale.




[ Les approches web continueront de dominer et les éditeurs
privilégieront la médiocrité orientale (cf. trafic humain de web dev
indiens aux qualifications douteuses munis d’ordiphones Android via
visas H-1B ou externalisation frauduleusement low cost en Inde via
Accenture et Infosys) au détriment de “l’excellence” occidentale
(cf. programmeurs C/C++ seniors américains surqualifiés). ]
Fixed.