Les rumeurs autour de la PlayStation 6 se multiplient. Elles abordent différentes choses dont une date de lancement et surtout un prix potentiel. Mais Sony vient de rappeler une réalité : rien n’est encore figé.
Lors d’un échange avec des investisseurs, Hiroki Totoki, président et PDG de Sony, a indiqué clairement que l’entreprise n’avait pas encore décidé quand lancer sa prochaine console, ni à quel prix. Pour le moment le groupe observe l’évolution du marché, notamment parce que le prix de la mémoire devrait rester très élevé sur l’exercice fiscal 2027.
Cette déclaration ne signifie pas que la PS6 est en retard ou en difficulté. Elle met en lumière uniquement le fait que Sony refuse, pour le moment, de s’enfermer dans un calendrier ou une grille tarifaire alors que le coût des composants reste instable.
Si pendant longtemps, une nouvelle génération de console se jouait sur la puissance, les jeux de lancement, le design de la machine et son prix public, aujourd’hui, un autre acteur s’invite dans cette équation : la mémoire. C’est un vrai problème. Son prix a doublé au premier trimestre 2026 et pourraient encore augmenter fortement au deuxième trimestre.
Pour une console, ce n’est pas un détail. La mémoire influence directement les performances, les coûts de fabrication et la marge du constructeur. Plus elle devient chère, plus le fabricant doit choisir entre trois options difficiles :
- réduire sa marge,
- augmenter le prix final,
- ou revoir certains arbitrages techniques.
La PS5 est déja victime de cette situation
La PlayStation 5 donne un aperçu très concret du problème. Sony a récemment augmenté son prix sur plusieurs marchés, notamment aux États-Unis. En parallèle ses ventes se sont effondrées de 46 % sur un an au dernier trimestre fiscal, avec 1,5 million d’unités écoulées.
Sony invoque un environnement économique mondial plus difficile, mais la flambée des prix de la mémoire pèse clairement.Le géant prévoit d’ailleurs une baisse de 6 % du chiffre d’affaires de sa division jeu sur l’exercice fiscal en cours.
Toute ceci explique assez bien pourquoi Sony reste prudent sur la PS6.
Sony n’est pas le seul dans cette situation. Du côté de Microsoft, plusieurs rumeurs évoquent une prochaine Xbox haut de gamme, connue sous le nom de Project Helix, dont le prix pourrait approcher ou dépasser les 1 000 dollars. Il s’agit d’une rumeur mais il est possible que la prochaine génération de console s’éloigne du tarif traditionnellement attendu pour des consoles de salon.




[ Plus elle devient chère, plus le fabricant doit choisir entre trois
options difficiles :
– réduire sa marge,
– augmenter le prix final,
– ou revoir certains arbitrages techniques. ]
Sauf que la profitabilité d’une console de jeux vidéos n’est pas
assurée uniquement par la vente de consoles mais plutôt par son
écosystème ce qui intégre accessoires, kits développeurs, royalties
sur les jeux ou encore accès aux services en ligne…
[ La PlayStation 5 donne un aperçu très concret du problème. Sony a
récemment augmenté son prix sur plusieurs marchés, notamment aux
États-Unis. En parallèle ses ventes se sont effondrées de 46 % sur un
an au dernier trimestre fiscal, avec 1,5 million d’unités écoulées. ]
Preuve est-il que surfacturer la vente de consoles représente un frein
commercial ne serait-ce pour des joueurs occasionnels quand bien même
le jeu vidéo deviendrait un luxe.
Ainsi Sony pourrait tout aussi bien appliquer un bonus/malus aux
studios au regard des prérequis matériels de titres AAA dont les tarifs
grimperaient pour conserver des superprofits associés à la faible
diversité des moteurs exploités dans l’industrie du jeu vidéo.
Ça serait ouvrir la boîte de Pandore, si un studio est taxé parce que son jeux est trop gourmand en ressources alors la qualité générale des titres va en pâtir, ce qui à terme risque de faire chuter les ventes. Ce n’est donc pas une solution réaliste.
Si déjà la hausse du matériel était compensée par un baisse globale du prix des jeux, les gens serait certainement prêts à payer un peu plus leurs consoles. On le voit sur pc, prix d’achat plus élevé mais jeux moins chers. Ça fonctionne plutôt bien dans l’ensemble. On ne peux pas faire consoles cheres et jeux très chers, ce n’est pas tenable.
[ si un studio est taxé parce que son jeux est trop gourmand en
ressources alors la qualité générale des titres va en pâtir ]
Ne vous déplaise les graphismes ne sont pas l’alpha et l’oméga d’un
jeu vidéo pas plus qu’une poignée de titres AAA ne représente
l’ensemble du marché…
[ On le voit sur pc, prix d’achat plus élevé mais jeux piratés. ]
Fixed.
C’est bien pour cela que les studios abandonnent progressivement le PC.
[ On ne peux pas faire consoles cheres et jeux très chers, ce n’est pas
tenable. ]
Sauf que c’est de facto déjà le cas et Sony se doit de trouver une
solution pragmatique pour vendre en masse sa console essentiellement
à des joueurs occasionnels.
Manifestement vous n’êtes pas la cible commerciale de Sony au regard
de votre parti pris pour le jeu PC moribond.