Consoles

PlayStation sans disque en 2028, les chiffres confortent le choix radical de Sony

L’annonce par Sony de la disparition des jeux PlayStation sur disque est à l’origine d’une contestation parmi les joueurs. Pourtant, de nouvelles données portant sur le marché américain permettent de mieux comprendre la décision de Sony.

Selon Circana, seuls sept jeux vendus sur les différentes plateformes PlayStation ont dépassé les 100 000 exemplaires physiques aux États-Unis depuis le début de l’année 2026.  Ces chiffres ne signifient pas que le marché physique a déjà disparu. Ils montrent seulement qu’il devient de moins en moins important. Désormais il ne représente plus qu’une fraction des ventes de jeux, notamment face à la progression des téléchargements et des consoles dépourvues de lecteur optique.

Seulement sept jeux PlayStation au-dessus des 100 000 disques

Les chiffres ont été communiqués par Mat Piscatella, directeur exécutif et analyste de l’industrie vidéoludique chez Circana. Ils couvrent l’ensemble de l’écosystème PlayStation américain, et pas uniquement les productions éditées par Sony. Le bilan inclut ainsi tous les éditeurs, tous les jeux et toutes les consoles PlayStation encore suivies par Circana. Il ne concerne pas seulement les titres commercialisés en 2026. Du coup un jeu plus ancien continuant à se vendre en boîte peut également être comptabilisé.

Circana n’a pas dévoilé la liste des sept références en question.  Le constat général demeure cependant clair. La barre des 100 000 exemplaires physiques aux États-Unis est devenu rare ou point de ne concerner qu’une poignée de jeux PlayStation.

Sony arrêtera les disques physiques en janvier 2028

Sony a annoncé que les nouveaux jeux destinés aux consoles PlayStation ne seraient plus disponibles en disque physique à partir de janvier 2028. Les prochaines sorties seront proposées sous forme numérique sur le PlayStation Store, mais également par l’intermédiaire des revendeurs.

La mesure s’appliquera aussi bien aux jeux développés par les studios PlayStation qu’aux productions des éditeurs tiers. L’entreprise justifie cette transition par l’évolution des habitudes de consommation. Elle estime que la majorité de sa communauté privilégie désormais l’achat et le téléchargement de jeux numériques.

Sur l’ensemble de son exercice fiscal 2025, 78 % des jeux complets vendus sur PS4 et PS5 ont été achetés sous forme numérique. Cette proportion a même atteint 85 % durant le dernier trimestre de l’exercice.

Le tout numériqueest source de nouveaux revenus

La disparition des disques présente plusieurs intérêts économiques pour Sony et les éditeurs. Elle réduit

  • les coûts liés au pressage,
  • au conditionnement,
  • au transport,
  • et à la gestion des stocks.

De plus le tout numérique réduit les possibilités de revente, de prêt ou d’échange entre joueurs. Sony n’a pour le moment annoncé aucune diminution générale du prix des jeux en contrepartie. Les économies réalisées sur la fabrication et la logistique ne devraient donc pas nécessairement se traduire par des tarifs moins élevés pour les joueurs.

Une décision lourde de conséquences pour les joueurs

Le recul du support physique soulève plusieurs problèmes. Les jeux sur disque peuvent être revendus, prêtés, échangés ou achetés d’occasion. Ils offrent aussi une solution de conservation qui ne dépend pas d’un compte, d’une boutique en ligne ou du maintien de serveurs de téléchargement.

Dans le modèle numérique, le joueur acquiert généralement une licence personnelle d’utilisation et non la propriété complète du logiciel. Cette différence devient importante lorsqu’un jeu est retiré d’une boutique, lorsqu’un compte est bloqué ou lorsqu’une plateforme cesse progressivement de prendre en charge une ancienne génération.

Jérôme Gianoli

Aime l'innovation, le hardware, la High Tech et le développement durable. Soucieux du respect de la vie privée.

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Un commentaire

  1. [ PlayStation sans disque en 2028, les chiffres confortent le choix
    radical de Sony ]

    Vive l’obsolescence programmée de sa ludiothèque PS5 au profit du
    P(l)ayStation Network aux données bancaires dérobées régulièrement
    en toute discrétion face au mutisme culturel de Sony de quoi
    justifier le développement d’émulateurs pirates par anticipation
    de la fin de vie commerciale de la PS5…

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