EVGA face à NVIDIA : un ancien responsable raconte pourquoi le modèle GeForce ne tenait plus
Founders Edition concurrentes, marges réduites, modèles vendus à perte...
Quatre ans après le retrait spectaculaire d’EVGA du marché des cartes graphiques, un ancien responsable de la marque apporte de précieuses informations sur les tensions qui existaient avec NVIDIA depuis des années.
Brendon Ray Hedrick, employé chez EVGA entre 2016 et 2019 dans le support, le marketing produit puis les ventes, est à l’origine d’un long témoignage sur cette période professionnelle de sa vie. Il explique que les inquiétudes autour de Nvidia ont réellement commencé à prendre de l’ampleur lors du lancement des GeForce GTX 10 series et la commercialisation des Founders Edition “Pascal” en 2016.
NVIDIA est à la fois fournisseur et concurrent
Comme beaucoup de constructeur de carte graphique EVGA dépendait de NVIDIA pour ses GPU tout en devant affronter directement les cartes graphiques vendues par NVIDIA sous sa propre marque.
A l’époque cette situation inquiétait déjà certains salariés. NVIDIA a une posture de toute puissance en fournissant d’un coté les puces mais en proposant aussi de l’autre des cartes graphiques “maison” disposant des mêmes puces.
Les lancements n’étaient pas simples non plus. Selon son témoignage, EVGA pouvait recevoir certaines spécifications détaillées des nouvelles GeForce au même moment que leur annonce publique. Dans de telles conditions il devient compliquer de préparer des produits et du marketing.
A tout ceci s’ajoutait aussi une politique de lutte contre les fuites très stricte. EVGA aurait même envoyé aux revendeurs des images légèrement différentes, identifiables grâce à un petit marqueur coloré, afin de retrouver l’origine d’une éventuelle fuite.
Certaines cartes EVGA auraient été vendues à perte
D’après la compréhension de Hedrick, EVGA devait proposer au moins une carte au prix conseillé de NVIDIA. Ne pas le faire pouvait, selon lui, faire peser un risque sur l’allocation des futures de GPU et donc de nuire à l’activité de l’entreprise.
Ces références devenaient alors parfois des produits d’appel vendus à perte.
Pour retrouver des marges, EVGA devait miser sur des modèles plus sophistiqués avec PCB personnalisé, alimentation renforcée et refroidissement haut de gamme. Mais ces cartes étaient nécessairement beaucoup plus chères.
Ce témoignage rejoint les informations publiées lors de la rupture de 2022. À l’époque, EVGA expliquait déjà que certaines GeForce RTX haut de gamme lui faisaient perdre plusieurs centaines de dollars par carte.
L’overclocking rapportait de moins en moins

Enfin il aborde aussi l’aspect de l’overcloking victime selon lui de la technologie GPU Boost et de l’amélioration des conceptions de référence NVIDIA. En clair investir davantage dans un PCB personnalisé et un gros refroidissement produisait des gains de performances de plus en plus modestes pour le joueur.
EVGA se retrouvait alors dans une situation où il devait demander un prix nettement supérieur pour des avancées réelles en jeu difficile à justifier.
Un témoignage qui éclaire
Ce récit ne suffit pas à lui seul à expliquer le départ d’EVGA du marché des cartes graphiques. Pourquoi ? Hedrick a quitté l’entreprise près de trois ans avant la rupture avec NVIDIA. De plus certains éléments avancés sont issus de son propre ressenti ou sa compréhension de la situation.

Il apporte néanmoins un éclairage précieux sur un malaise qui ne serait donc pas apparu brutalement en 2022. Avec des marges sous pression, une dépendance vis-à-vis d’un fournisseur devenu concurrent, une faible liberté tarifaire et un intérêt décroissant des conceptions très personnalisées, les tensions se sont multipliées depuis plusieurs générations.
Du coup le retrait d’EVGA apparaît avec cette vision moins comme une décision soudaine que comme l’aboutissement d’un modèle devenu progressivement difficile à défendre économiquement.
L’histoire reste cependant marquante et soulève de nombreuses questions. EVGA était l’un des partenaires GeForce les plus appréciés des passionnés, notamment pour ses cartes haut de gamme et son service après-vente. Son départ fracassant a forcement symbolisé quelque chose de profond issue des relations avec Nvidia.




[ EVGA face à NVIDIA : un ancien responsable raconte pourquoi le modèle
GeForce ne tenait plus ]
OSEF des jérémiades d’un loser victime de son incompétence plutôt que
de la concurrence impitoyable des illuminati tandis que les ventes de
cartes graphiques nVidia Founder Edition sont ultra-minoritaires face
aux volumes chez ASUS, MSI et Gigabyte…
Manifestement c’est une cause perdue car celui-ci n’a rien appris de
son expérience professionnelle sinon balayer d’un revers de main sa
responsabilité dans l’échec de l’entreprise qui l’employait.
En effet, une entreprise comme une équipe sportive c’est un collectif
avec un capitaine dans une compétition économique et lorsque celle-ci
perd tous ses membres portent la défaite.
Le DRH d’Evga devait oas être très bon pour recruter une pleureuse pareil. Dans de nombreux secteurs le fabricants est aussi un vendeur, et commercialise ses produits à travers un réseau. evga avait la côte auprès des joueurs et des amateurs de tuning. c’est dommage de ne pas avoir innové.
j’ai toujours une 3070 FE, c’est vraiment de jolies cartes les FE.