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Fibre, l’ARCEP dévoile un déploiement toujours aussi lent

L’Eden vanté au travers d’un marketing bien mené de la part des opérateurs privés comme Orange ne trouve malheureusement pas  écho dans les dernières observations de l’Arcep. Le déploiement de la fibre ralentit. La cinquième puissance mondiale a réussi à ouvrir 613 000 nouvelles lignes au troisième trimestre soit 87 000 de moins qu’au second trimestre.

Le discours autour de ces nouveaux chiffres s’accompagne du refrain désormais connu. A l’image d’une chanson, les conclusions sont « Il faut que.. ». Le régulateur souligne en

« qu’une accélération plus importante est toujours nécessaire. Les acteurs doivent intensifier leurs efforts pour atteindre les objectifs de couverture qu’ils se sont fixés »

En septembre 2017, 9,5 millions de logements étaient éligibles aux offres FTTH. Pour repositionner ce chiffre dans un contexte plus général, la première offre ADSL a débarqué en France il y a quasiment 20 ans.  Elle était signée Wanadoo, la filiale Internet de France Télécom. Son nom ? Netissimo avec à la clé un débit théorique de 512 Kb/s.

Débit Internet, la France est parmi les derniers d’Europe.

Cette lenteur est à l’origine du classement peu glorieux de la France au niveau Européen et mondial. La demande est pourtant là. L’ARCEP dévoile que les abonnements FTTH sont les plus dynamiques avec une progression de 265.000 par rapport au trimestre précédent et de 1 million sur une année.

Au 30 septembre 2017, le nombre d’accès en fibre optique (total c’est à dire de bout en bout) était de seulement 2,9 millions.  A noter que récemment L’UFC-Que Choisir a publié son propre rapport avec des conclusions accablantes.  L’association a dénoncé  le «  plan France Très Haut Débit » et une fracture numérique qui ne cesse d’augmenter. Selon ses chiffres, 7,5 millions de consommateurs n’ont pas accès à un débit théorique supérieur à 3 Mbit/s….

 

À propos Jérôme Gianoli

Journaliste issu d’une formation scientifique. Aime l'innovation, la High Tech et le développement durable. Soucieux du respect de la vie privée.

3 plusieurs commentaires

  1. Je fais partie des 7,5 millions de consommateurs n’ont pas accès à un débit théorique supérieur à 3 Mbit/s.

  2. De toute façon, vu les coûts de déploiement jusqu’au client final en zone rurale, on est pas prés d’être fibré.
    Les grandes ville seront au très très très haut débits (qui n’est pas encore inventé 😉 ) que mon village sera toujours en 512Kbit/s
    La France rurale ,’est pas assez rentable mon ami, pis on en a rien a F… des bouseux de village !

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