Politique et économie

Free Mobile : Un réseau défaillant ? Une demande d’enquête à l’Arcep

La concurrence n’aura pas de pitié pour Free Mobile et les doutes sur le fonctionnement de son réseau restent au cœur d’une polémique au point que les syndicats des opérateurs télécoms demandent à l’Arcep de faire une enquête.

Free MobileDepuis le lancement de Free Mobile, plusieurs opérateurs concurrents mettent en doute le fonctionnement du réseau Free Mobile.

D’après eux ce dernier n’est pas « allumé » ce qui indique qu’il ne fonctionne pas. Dès lors les actuels abonnés Free mobile téléphonent uniquement en empruntant le réseau d’Orange qui à un accord d’itinérance avec Free. Hors cet accord n’est effectif que si Free mobile couvre lui-même 27% de la population. Devant une telle possibilité les syndicats CFE-CGC et UNSA des opérateurs mobiles tentent leur chance auprès de l’Arcep (régulateur des télécoms) afin qu’une enquête soit ouverte afin de savoir si Free Mobile respecte ses engagements contractuels.

Le communiqué est très clair : ” Il semblerait que Free Mobile ait paramétré ou éteint ses équipements dès le lancement commercial de ses offres (donc postérieurement aux mesures effectuées par l’ARCEP) pour basculer sur le réseau de son opérateur hôte (Orange) de façon à pouvoir faire face à la montée en charge de ses services“. Devant une telle situation, ils estiment que “Si elle était confirmée, cette dégradation de la couverture du réseau de Free Mobile serait contraire aux obligations règlementaires car son cahier des charges précise que la couverture doit être effective à toute heure de la journée, notamment aux heures chargées et correspond pour chacun des services, à un taux de disponibilité, à l’extérieur des bâtiments, d’au moins 95% dans la zone de couverture“.

Soulignons que le hasard du calendrier a permis à Xavier Niel de répondre à ces attaques mercredi 26 janvier 2012. Devant la commission des affaires économique, le patron de l’Iliad a souligné “Nous disposons de 1000 antennes actives, je dis bien actives. Il y a un trafic significatif qui passe par notre réseau (…) On fait tout pour nous discréditer, on invente des trucs, on diffuse des photos, tout ça pour cacher une rente de situation“.

Jérôme Gianoli

Journaliste issu d’une formation scientifique. Aime l'innovation, la High Tech et le développement durable. Soucieux du respect de la vie privée.

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