Politique et économie

Intel, une nouvelle vague de licenciements massifs débute

Le géant l'avait annoncé

Intel entame une importante restructuration qui touche de plein fouet ses effectifs. Cette semaine, l’entreprise a commencé à notifier individuellement ses employés, amorçant une nouvelle vague de licenciements dans plusieurs de ses divisions.

L’annonce n’est pas une surprise. Il y a quelques semaines le PDG Lip-Bu Tan avait annoncé qu’une suppressions de postes majeures étaient à prévoir, dans un contexte de baisse continue des revenus et de retards technologiques répétés.

15 à 20 % des postes supprimés dans la fabrication

La division de fabrication d’Intel, rebaptisée Intel Foundry, est particulièrement touchée. Environ 15 à 20 % des techniciens, ingénieurs et chercheurs basés dans les usines de l’Oregon devraient perdre leur emploi. Ces licenciements s’étalent sur plusieurs semaines. Certains employés ont déjà reçu un préavis immédiat, tandis que d’autres attendent encore une confirmation de leur sort.

Fermeture de l’unité automobile et marketing externalisé

Intel a également décidé de fermer complètement sa division dédiée aux technologies automobiles. Cela va se traduirr par la suppression de la quasi-totalité des postes dans cette unité. En parallèle, le groupe externalise désormais ses activités de marketing à la société Accenture, dans le cadre d’un accord axé sur l’exploitation de l’intelligence artificielle pour améliorer l’efficacité opérationnelle.

Une restructuration sur fond de difficultés financières

Ces coupes interviennent après la suppression de 15 000 postes l’an dernier, laissant aujourd’hui Intel avec environ 109 000 employés dans le monde. En 2024, le groupe a enregistré une perte de 19 milliards de dollars, alors que ses concurrents comme TSMC, AMD et NVIDIA continuent de le devancer, tant en performance qu’en rentabilité.

Les projets d’expansion de la production en Ohio, en Allemagne et en Israël ont par ailleurs été mis en pause.  Pour tenter de regagner du terrain, Intel mise tout sur son futur nœud de gravure 18A. Avec cette technologie, le fondeur espère séduire de nouveaux clients via ses offres 18A-P et 14A, et ainsi reprendre l’avantage dans la course à la miniaturisation et à l’efficacité énergétique.

Source
oregonliveGinjFo

Jérôme Gianoli

Aime l'innovation, le hardware, la High Tech et le développement durable. Soucieux du respect de la vie privée.

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4 commentaires

  1. [ Intel, une nouvelle vague de licenciements massifs débute ]

    A quand une vague de suppression de visa H1B pour les entreprises
    américaines qui délocalisent et externalisent hors du territoire
    national US?

  2. [ En 2024, le groupe a enregistré une perte de 19 milliards de dollars,
    alors que ses concurrents comme TSMC, AMD et NVIDIA continuent de le
    devancer, tant en performance qu’en rentabilité. ]

    Fake News!

    David Zinsner a inscrit une charge fictive de 15+ Mds pour justifier
    le démantèlement des fonderies américaines Intel tout en engraissant
    son concurrent chinois de Taïwan TSMC sous perfusion du National
    Development Fund de Taïpei.

    En réalité, le véritable problème chez Intel c’est le wokisme et la
    préférence orientale à l’instar de son dirigeant chinois de Malaisie
    dont le fond Walden International finance l’entreprise d’état China
    Electronics Corp.

    1. Pendant ce temps le dirigeant de la fonderie TSMC en Arizona s’est
      fait lourdé suite à une action collective d’anciens employés pour des
      pratiques discrimatoires anti-américain en faveur de travailleurs
      détachés chinois de Taïwan avec une certaine complaisance de l’admin
      Trump au regard de la distribution de visa H1B…

  3. [ Ces coupes interviennent après la suppression de 15 000 postes l’an
    dernier, laissant aujourd’hui Intel avec environ 109 000 employés dans
    le monde. ]

    Rien de très réjouissant pour les employés ou les actionnaires alors
    que l’entreprise persiste à engraisser son concurrent chinois de Taïwan
    TSMC sous perfusion du National Development Fund de Taïpei.

    Si l’entreprise souhaitait réellement rassurer les investisseurs alors
    elle arrêterait de subventionner à perte son concurrent chinois et
    rétablirait un dividende stable même dérisoire afin de redresser la
    valorisation de ses actions en profitant du flux des fonds de pension
    à l’instar de Western Digital suite à la scission de SanDisk.

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