Les géants de la DRAM sont accusés d’alimenter la flambée des prix de la mémoire
Samsung, Micron et SK hynix visés par une plainte
L’explosion des prix de la mémoire vient de prendre une tournure judiciaire. Aux États-Unis, un recours collectif vise les trois grands fabricants mondiaux de DRAM, à savoir Samsung Electronics, Micron Technology et SK hynix. Ils sont accusés d’avoir participé à une stratégie destinée à maintenir les prix de la mémoire à des niveaux très élevés.
Le dossier porte sur la forte hausse des prix de la DDR5 grand public. Selon les éléments avancés dans la plainte, certains kits mémoire pour PC ont connu une inflation spectaculaire en l’espace d’un an. Ces hausses atteignent plusieurs centaines de pourcents. Cette envolée pèse désormais sur le prix des PC, des composants, des stations de travail, des consoles, des smartphones et plus largement sur tous les appareils électroniques embarquant de la RAM.
Un comportement de cartel
Au cœur des accusations figure la réorientation des capacités de production vers la HBM, ou High Bandwidth Memory. Cette mémoire est devenue indispensable aux GPU et accélérateurs utilisés dans les centres de données dédiés à l’intelligence artificielle. Ce choix industriel a réduit la disponibilité de la DRAM destinée au grand public, notamment la DDR5 utilisée dans les PC. La plainte va cependant plus loin en affirmant que cette situation ne serait pas seulement le résultat d’un déséquilibre entre l’offre et la demande. Elle pourrait relever d’une stratégie concertée visant à créer et entretenir une rareté sur le marché.
Ainsi Samsung, Micron et SK hynix sont accusés d’un comportement de type cartel. Les fabricants auraient, selon la plainte, organisé ou coordonné leurs pratiques afin de soutenir les prix de la mémoire.
Attention. Ces accusations restent à ce stade des allégations qui devront être examinées par la justice américaine.
Les plaignants demandent aux fabricants de rétablir une production et une disponibilité suffisantes pour la mémoire grand public. L’argument est simple : la demande de l’IA ne devrait pas se traduire par une pénurie prolongée de mémoire pour les consommateurs, surtout si cette pénurie contribue à maintenir artificiellement les prix à un niveau stratosphérique.




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de la mémoire ]
Pendant ce temps Micron profite de la dette publique américaine issue
du Chips & Science Act du cartel Biden pour financer sa délocalisation
à l’étranger en particulier dans la patrie de son dirigeant indien
Sanjay Mehrotra ayant poussé la construction d’un site d’assemblage
et de test de puces à Sanand dans l’état du Gujarat afin de creuser
toujours plus le déficit commercial US…
A quand une prise de participation du gouvernement US dans Micron à
l’instar d’Intel?