Politique et économie

RAM et SSD : Lenovo prévient, les bas prix pourraient ne jamais revenir

C'est la fin d'une époque...

Le marché du PC grand public entre dans une période difficile. Après les cartes graphiques, c’est désormais la mémoire qui pèse directement sur le prix final des machines. Lors de l’ISC 2026 en Allemagne, Lenovo a dressé un constat préoccupant. Les prix de la DRAM et de la NAND Flash pourraient rester élevés pendant des années encore.

Lenovo a expliqué que le marché ne reviendrait probablement pas aux niveaux très bas observés en 2024 et 2025. Cette formulation doit étre prise comme une tendance pour les cinq prochaines années. Lenovo ne dit pas que les prix de la mémoire ne baisseront plus jamais. Le groupe estime cependant que les tarifications observées en 2024 et 2025 ne redeviendront probablement plus des références du marché.

Vers une “nouvelle normalité”

D’ici 2030, les prix élevés de la mémoire vont devenir une nouvelle normalité. Ils ont commencé à accélérer fortement entre la fin du troisième trimestre et le début du quatrième trimestre 2025, avant d’atteindre des niveaux jugés inhabituels par l’industrie. Le problème n’est pas un incident temporaire mais le résultat d’un souci structurel engendrant une cassure très nette entre l’offre et la demande. Si Samsung, SK hynix et Micron investissent dans de nouvelles capacités de production, ces efforts ne suffisent pas à rééquilibrer rapidement le marché.

Les dernières analyses indique que les prix contractuels de la DRAM conventionnelle ont bondi de 93 à 98 % au premier trimestre 2026, ce qui a contribué à une hausse de 81 % du chiffre d’affaires de l’industrie mémoire sur un trimestre.

La cause est connue. Il s’agit d’une explosion de la demande liée à l’intelligence artificielle. Les centres de données ont besoin de volumes massifs de mémoire, de SSD d’entreprise et de DRAM serveur. Les fabricants ont donc privilégié leurs productions à ces segments les plus rentables, au détriment des produits grand public.

SSD M.2 2280
SSD M.2 2280

Le phénomène ne touche donc pas seulement la RAM DDR5. Il concerne aussi les SSD, les composants embarqués, les serveurs, les machines professionnelles et même certaines mémoires anciennes.

Les PC sont en première ligne

Un PC portable avec 16 ou 32 Go de mémoire vive coûte désormais plus cher à produire. Un SSD NVMe de 1 ou 2 To pèse davantage dans la facture. Les constructeurs doivent alors choisir entre trois options : augmenter les prix, réduire les marges ou revoir les configurations à la baisse.

Les PC gaming se sont progressivement installés autour de 32 Go de DDR5 et un SSD rapides de grande capacité. Ces configurations équilibrées sont désormais plus difficiles à proposer à prix raisonnable.

Cette situation touche désormais les PC familiaux, les machines étudiantes et les ultrabooks.

Jérôme Gianoli

Aime l'innovation, le hardware, la High Tech et le développement durable. Soucieux du respect de la vie privée.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page