Rockstar, une polémique éclate sur fond de licenciements et d’entrave syndicale
Le parlement britannique évoque le dossier
Rockstar Games traverse une zone de turbulences depuis l’annonce d’une série de licenciements. Elle s’est fait remarquer immédiatement au travers d’une vague de critiques internes.
Les employés concernés, soutenus par l’Independent Workers Union of Great Britain (IWGB), accusent l’entreprise de démantèlement syndical. Plus de 200 employés de Rockstar North ont signé une lettre ouverte demandant la réintégration des salariés remerciés.
De son coté Rockstar réfute ces accusations et évoque des licenciements prononcés pour « faute grave ». Selon le studio, des informations confidentielles auraient été divulguées dans un espace public, en l’occurrence un salon de discussion Discord. Le syndicat s’oppose fermement à cette version et nie toute violation de confidentialité.
L’affaire portée jusqu’au parlement britannique

L’affaire ne s’arrette pas là puisque la controverse a franchi une nouvelle étape. Elle la été évoquée lors d’une session du parlement britannique. Interpellé sur le sujet, le Premier ministre Keir Starmer a indiqué que ses ministres allaient « examiner le cas particulier » afin d’évaluer les accusations d’entrave syndicale.
L’IWGB a décidé de porter l’affaire devant la justice britannique, alléguant des licenciements abusifs. Dans son communiqué, le syndicat affirme avoir sollicité une rencontre avec Rockstar Games. La demande aurait été refusée par la studio.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de crise sociale dans l’industrie du jeu vidéo. Les licenciements se multiplient depuis plusieurs années maintenant. Certains observateurs parlent d’une restructuration profonde du secteur.


