Cyberattaque d’Intermarché : pourquoi les 287 605 clients touchés sont exposés aux escroqueries ?
Intermarché confirme qu’un accès non autorisé a permis de consulter des informations appartenant à pas moins de 287 605 clients de son service Drive. Sa base de données regroupe environ deux millions d’utilisateurs.
L’incident s’est produit durant la dernière semaine de juillet 2026. Le Groupement Les Mousquetaires indique avoir informé la Commission nationale de l’informatique et des libertés, ou CNIL. De plus une plainte auprès du parquet de Paris a été déposée. Normalement les clients victimes de cette situation doivent être avertis directement.
Aucun mot de passe, numéro de carte bancaire ou solde de cagnotte de fidélité ne ferait partie des données volées. Cette précision est rassurante, mais elle ne signifie pas que l’incident est sans conséquence.
Quelles informations ont été compromises ?
Selon les informations communiquées par Intermarché, les pirates ont accédé à plusieurs catégories de données liées aux comptes Drive. La liste est longue et elle comprend le nom et le prénom, l’adresse postale, le numéro de téléphone, la date de naissance, le numéro de carte de fidélité et certaines informations relatives aux commandes et à leur montant.
L’enseigne promet que les adresses électroniques, les mots de passe, les coordonnées bancaires et les informations relatives aux cagnottes de fidélité ne sont pas concernées.
Intermarché reste très discret sur la méthode employée par les attaquants. Pour le moment l’identité des responsables et la destination exacte des données ne sont pas confirmées.
Intermarché, des profils clients très détaillés sont connus
Une base de données contenant un nom, une adresse, un numéro de téléphone, une date de naissance et des informations d’achat possède une valeur pour des cybercriminels. En effet ce sont des informations importantes pour élaborer des messages plus crédibles qu’un simple SMS frauduleux envoyé au hasard.
Les escrocs ont désormais l’identité exacte de leurs cibles, leurs magasins habituels, l’utilisation du Drive ou les montants approximatifs d’une commande. Ils peuvent désormais se faire passer pour le service client d’Intermarché et prétexter :
- l’annulation ou le remboursement d’une commande,
- un problème avec la carte de fidélité,
- l’expiration d’une cagnotte,
- une livraison impossible,
- une vérification de sécurité après la cyberattaque,
- l’attribution d’un bon d’achat ou d’un dédommagement.
Dans tous les cas l’objectif final sera d’obtenir des informations qui ne sont pas connues comme un mot de passe, un numéro de carte bancaire ou un code de validation reçu par SMS.
Comment reconnaître un faux message d’Intermarché ?
Un message doit être considéré comme suspect dès qu’il s’accompagne d’une notion d’urgence. Il peut par exemple annoncer la suppression rapide de la cagnotte, le remboursement urgent d’une commande ou que le compte sera suspendu sans vérification.
Les régles à toujours appliquer sont de ne jamais communiquer un code reçu par SMS, des coordonnées bancaires ou toutes autres informations personnelles et de ne jamais installer une application à la demande d’un prétendu conseiller
Pour revenir à Intermarché, l’entreprise précise que ses investigations se poursuivent et que le nombre de personnes concernées pourrait encore évoluer. Nous ne savons pas si l’enseigne compte dédommager l’ensemble de ses clients victimes d’une défaillance en sécurité de son système de stockage de leurs données personnelles.




[ L’enseigne promet que les adresses électroniques, les mots de passe,
les coordonnées bancaires et les informations relatives aux cagnottes
de fidélité ne sont pas concernées. ]
Comme le dit l’adage les promesses n’engagent que ceux qui y croient.
[ Intermarché reste très discret sur la méthode employée par les
attaquants. Pour le moment l’identité des responsables et la
destination exacte des données ne sont pas confirmées. ]
Tout porte à croire que le silence assourdissant d’Intermarché est
signe que l’entreprise ne maîtrise plus son système d’information
conséquence probable d’une externalisation accrue notamment dans le
nuage de ganja Maquereau$oft dont la centralisation des données
simplifie le piratage de masse.
Vive la souveraineté numérique franchouillarde à l’étranger…