Seagate a retravaillé sa gamme de disques durs externes One Touch. Cette famille se décline en trois capacités avec du 8 To, du 20 To et du 24 To aux prix respectifs de 299,99 €, 833,99 € et 931,99 €.
L’un des changements les plus importants concerne l’alimentation. Le disque utilise une connectique USB Type-C pour assurer ses besoins en énergie et les transferts de données. Ce choix vise à limiter la connectique à un seul port, un seul câble et une connexion rapide et facile. Par contre, attention, tous les ports USB Type-C ne sont pas compatibles.

Dans ce dossier, GinjFo s’est penché sur le One Touch en version 8 To pour connaître en détail ses performances, son format, sa facilité d’utilisation ou encore son attachement à la mobilité. En effet, bien qu’externe, ce disque dur est-il pensé pour vous accompagner en déplacement ? Est-il armé pour répondre à une vie nomade avec ses atouts et ses contraintes ? En matière de stockage, quel est son rôle exact ? Peut-il jouer un rôle de sauvegarde ? De coffre-fort sécurisé ?
One Touch 8 To
Une fois posé sur le bureau, ce One Touch demande un peu d’espace en raison du disque qu’il embarque. Nous sommes devant un boîtier externe équipé d’un disque dur mécanique de 3,5 pouces de 8 To. Du coup, son empreinte est assez imposante avec des dimensions de 186,8 x 131,7 mm pour une hauteur de 40,3 mm et un poids de 1,1 kg. En clair, il ne tient pas dans une poche et, bien qu’il soit nomade, son transport réclame quelques précautions.
Il fait partie d’une famille de produits Seagate pensée pour la sauvegarde et l’archivage. Dans le paysage informatique d’aujourd’hui, c’est le compagnon d’un SSD NVMe principal de 512 Go ou 1 To afin d’accueillir des photos, des vidéos et des fichiers : projets, travail, documents, musique… Il peut aussi devenir le point de chute d’une sauvegarde complète automatisée de son PC ou de son Mac. En effet, les environnements Microsoft et Apple sont pris en charge et il profite de la boîte à outils Seagate dédiée à la sauvegarde et à la mise en miroir, ainsi que de deux ans d’accès au service Rescue Data Recovery.

Sa robe s’appuie sur un châssis mariant de l’aluminium et du plastique. Ce dernier est présent à l’arrière afin de créer une grille d’aération composée de plusieurs lignes en forme de vague.

Le même design se retrouve sur la face avant. Des ouvertures discrètes assurent la circulation de l’air. Le style est passe-partout avec une silhouette tout en rondeur. Il n’y a pas de fioriture. L’approche est classique, sobre et efficace. Le seul témoin lumineux est à l’arrière, juste au-dessus de l’unique connecteur présent.

Il s’agit d’un port USB Type-C (USB 3.2 Gen 1 / 5 Gb/s). Ce choix permet de simplifier les branchements puisque tout se résume à un seul câble de 0,5 m. Par contre, attention, le port USB Type-C du PC doit prendre en charge une puissance de 15 watts.

Sans cela, le disque ne démarre pas et ne s’initialise pas. Il repose sur quatre petits pieds en caoutchouc assurant sa stabilité et limitant les transferts de vibrations. Concernant le témoin lumineux :
• si la LED est allumée, le périphérique est prêt à l’emploi ;
• si elle clignote, il y a des opérations de lecture ou d’écriture en cours ;
• si elle est éteinte, le périphérique est indisponible ;
• si elle clignote rapidement en rouge, le port USB Type-C de l’ordinateur n’atteint pas la puissance minimale de 15 W.
À l’usage, son utilisation est très simple. Il suffit de brancher le câble et d’attendre que le volume s’initialise. Une fois cette phase terminée, tout est opérationnel, que ce soit sur Windows ou macOS. Naturellement, vous pouvez installer le logiciel Seagate Toolkit pour mettre en place une sauvegarde, mais cette démarche n’est pas nécessaire pour l’exploiter. Il apparaît dans l’Explorateur de fichiers sous Windows ou le Finder sous macOS immédiatement comme une nouvelle unité de stockage. À noter tout de même que, si vous utilisez Time Machine, il est nécessaire de le reformater.
Le bundle se résume au disque externe et à son câble USB Type-C. Il s’accompagne d’une garantie de 2 ans et profite d’un service de récupération de données. En clair, si le disque dur casse, son renvoi s’accompagne d’un délai de 30 jours pour la récupération des données qu’il contient. Pour les créateurs, Seagate propose aussi un essai gratuit de 2 mois à Adobe Creative Cloud Pro.

Concernant Seagate Toolkit, nous retrouvons d’un côté une fonction de sauvegarde, uniquement sous Windows, et de l’autre une fonction de mise en miroir, disponible sous macOS 12 minimum et Windows. Concernant la première, il s’agit d’une sauvegarde incrémentielle qui permet de n’enregistrer que les fichiers modifiés.
C’est un gain de temps appréciable et surtout une charge système mieux gérée et moins importante. Pour le mirroring, ou RealTime Sync, l’idée est de maintenir en permanence des copies mises à jour des dossiers sélectionnés en arrière-plan. À noter qu’il y a aussi une fonction Importer, qui transfère automatiquement les fichiers à partir de périphériques USB connectés ou d’une carte mémoire. À tout ceci s’ajoute une planification possible. Au final, nous avons les principaux éléments de protection des données sans nécessiter de logiciel tiers.
Par contre, attention, le One Touch n’est équipé que d’un unique disque dur. S’il assure une sauvegarde externe mais n’est pas équipé par une redondance des données copiées.
Protocole de test
Configuration
• Carte mère : ROG MAXIMUS Z690 HERO
• Processeur : Core i9-12900K
• Mémoire : kit 2 x 16 Go DDR5-4800 MHz CL40 — DDR5 Ripjaws S5 de G.Skill
• Carte graphique : GeForce RTX 3080 Ti Founders Edition de Nvidia
• Unité de stockage principale : SSD Crucial BX300 480 Go
• Alimentation : HX1000i de Corsair
Le système d’exploitation est Windows 11 Pro 64 bits. Nous avons effectué des benchmarks synthétiques et des mesures de performances sous différents logiciels. Un test de copie est accompli avec un dossier comportant :
- 2680 photos pour une taille globale de 16,1 Go — Photos
- 15739 fichiers pour une taille globale de 345 Mo — Petits fichiers
- ISO de 67,8 Go
Performances théoriques
CrystalDiskMark 8.0.1 x64.
Ce benchmark évalue les vitesses de lecture et d’écriture de différents supports de stockage comme les disques durs classiques, les SSD, les cartes SD ou encore les clés USB. Dans notre cas, nous avons procédé à une mesure des débits séquentiels sur un espace d’un Go de données. Une moyenne est calculée après 10 tests.

Nous enregistrons des débits de 224 Mo/s et 218 Mo/s en lecture et écriture séquentielles. Nous sommes sur des valeurs modestes et inhérentes à la technologie présente. Il s’agit d’un disque dur mécanique au format 3,5 pouces. Du coup, le transfert de plusieurs centaines de Go de données demande du temps. Nous sommes sur des valeurs théoriques. Regardons de plus près le comportement du disque selon la taille des données manipulées.
ATTO.
ATTO 4.00.0f2 est un logiciel de test évaluant les débits en écriture et en lecture en fonction de la taille des fichiers, de 512 B jusqu’à 64 Mo. Mis sous forme de graphique, les résultats sont très parlants. Nous travaillons ici avec des données de tailles comprises entre 512 B et 8 Mo.

En lecture, la montée en puissance se fait en deux temps. Nous avons un premier plateau atteint avec des fichiers de 8 à 128 Ko. Le débit se situe aux alentours des 180 Mo/s. Ensuite, une nouvelle accélération est observée avec un débit maximal atteint avec des fichiers de 256 Ko et plus, soit environ 250 Mo/s.
Cette première courbe est intéressante car elle met en évidence que, pour des performances maximales, il faut absolument travailler avec des données de tailles supérieures à 256 Ko. La création d’archives compressées en amont est ainsi recommandée pour profiter au mieux des possibilités de ce One Touch 8 To.

Le profil en écriture est un peu différent. La courbe grimpe très rapidement pour atteindre les 180 Mo/s dès la manipulation de fichiers de 8 Ko. Ensuite, elle stagne et reprend de la vigueur pour culminer à 198 Mo/s avec des fichiers de 512 Ko et plus. Une nouvelle fois, la manipulation de gros fichiers favorise les débits les plus élevés.
Copie de fichiers, débits en lecture et écriture

Ces tests pratiques confirment en tout point les bilans des différents tests théoriques. Avec un ISO de 67,8 Go, les débits entre lecture et écriture sont équivalents, aux alentours des 182 Mo/s. La manipulation de fichiers de plus petites tailles, comme des photos, a un impact. La lecture se stabilise autour des 145 Mo/s, tandis que le débit en écriture chute à 90 Mo/s. Nous retrouvons de la vigueur avec la manipulation de fichiers vidéo plus imposants, avec des débits en lecture et écriture proches des 177 Mo/s.
Enfin, les tests avec de petits fichiers confirment qu’il faut absolument créer en amont des archives compressées imposantes. Nous avons enregistré un débit en lecture de seulement 4,9 Mo/s contre 0,9 Mo/s en écriture. Dans de telles conditions, remplir 8 To va demander du temps, beaucoup de temps.
Température.

Sur la question du refroidissement. Le One Touch profite d’une aération à 360° en terminaison de son châssis, ainsi que d’une grille facilitant le passage de l’air à l’avant. Il n’y a pas de ventilateur. Le refroidissement est donc 100 % passif. Le delta de température se situe entre 16 et 26 °C selon le niveau de sollicitation du disque. Le châssis devient chaud avec le temps, mais rien de condamnable.
Nuisances sonores

Comme nous l’avons souligné, il s’agit d’un disque dur mécanique ayant des plateaux en rotation (vitesse de 5400 trs/mn). Selon la charge, le bruit est bien maîtrisé. Le disque n’est cependant pas inaudible et, posé sur un bureau à côté de soi, un léger bruit est de la partie. Il reste cependant discret.
Conclusion
| One Touch 8 To (2026) |
![]() |
| 315,99 |
| Points positifs | Points négatifs |
|---|---|
| Capacité de 8 To | Format peu adapté à un usage réellement nomade |
| Un seul câble USB Type-C pour l’alimentation et les données | Nécessite un port USB-C capable de fournir 15 W |
| Installation simple sous Windows et macOS | Performance limitée en raison de sa technologie |
| Service Rescue Data Recovery inclus pendant 2 ans | Très lent avec les petits fichiers |
| Design sobre et passe partout | Pas de redondance interne des données |
| Câble USB-C fourni assez court, 0,5 m |
One Touch 8 To
Performance
Capacité
Nuisances sonres
Prestation / prix
Ce One Touch 8 To est un disque dur externe pensé pour la sauvegarde, l’archivage et le stockage massif. Sa capacité confortable, son fonctionnement simple sous Windows comme sous macOS et son unique câble USB Type-C en font une solution facile à intégrer sur un bureau. Le branchement est rapide, le volume est immédiatement exploitable et le logiciel Seagate Toolkit apporte des fonctions utiles, notamment la sauvegarde incrémentielle et la mise en miroir. Sur le plan des performances, le bilan est cohérent avec la technologie utilisée. Si la capacité est généreuse, les débits sont limités. Nous ne sommes pas face à un SSD externe, mais bien à un disque dur mécanique de 3,5 pouces. Les débits séquentiels plafonnent aux alentours des 225 Mo/s. Dans la pratique, ce One Touch offre le meilleur de lui même avec de gros fichiers, comme des ISO, des vidéos ou des archives volumineuses. En revanche, il montre rapidement ses limites avec les petits fichiers, où les débits s'effondrent. Pour les transferts massifs composés de milliers de petits éléments, la création préalable d’une archive compressée est clairement recommandée. Enfin si la connectique USB Type-C est une bonne idée elle impose une contrainte importante : le port USB-C de l’ordinateur doit fournir 15 Watts. Dans le cas contraire, le disque ne démarre pas. Proposé au tarif de 299,99 €, ce One Touch 8 To est une solution de stockage externe généreuse sobre et facile à exploiter mais aux performances limitées.










