be quiet! commercialise une nouvelle famille de watercoolings AIO, les Light Loop IO LCD. La gamme se compose de deux références déclinées en deux coloris, avec du noir ou du blanc.
Ce Light Loop IO LCD est équipé d’un écran IPS et d’un éclairage aRGB. Il s’accompagne d’un contrôleur IO lui assurant une indépendance totale. En effet, une gestion logicielle complète est disponible pour programmer ses courbes de ventilation et son rendu couleur, sans oublier la personnalisation de l’écran.
À tout ceci s’ajoute une pompe proposant un démarrage progressif de son moteur, des ventilateurs Light Wings LX PWM high speed chaînables et un port de remplissage.
Dans ce dossier, nous nous sommes penchés sur le Light Loop IO LCD 360 en version noire. Nous l’avons mis à l’épreuve avec un Core i9-13900K poussé à ses extrêmes, où sa consommation dépasse alors généreusement les 300 watts.
Light Loop IO LCD 360
Notre Light Loop IO LCD 360 est un système de refroidissement liquide clé en main pour processeur. Nous parlons dès lors d’un watercooling AIO dans le sens où il propose, en sortie de carton, un circuit fermé rassemblant tous les composants nécessaires à son bon fonctionnement. be quiet! va même plus loin en ajoutant un écran et des ventilateurs aRGB, sans oublier un contrôleur pour assurer un dialogue et une forte personnalisation de l’ensemble.
Le nombre 360 fait référence au radiateur capable d’accueillir trois ventilateurs de 120 mm. Ses dimensions sont cependant bien plus importantes, avec une longueur de 397 mm pour une épaisseur de 52 mm (27 mm sans ventilateur).
Il faut donc que votre boîtier dispose d’un espace en conséquence. Le radiateur est en aluminium et son réseau dense d’ailettes sinusoïdales est traversé par plusieurs canaux chargés de faire circuler le liquide de refroidissement.
Ce dernier communique avec le waterblock à l’aide de deux tuyaux tressés souples profitant de têtes pivotantes (côté waterblock) facilitant l’orientation lors du montage.
Sa grande originalité est son écran. Positionné sur le haut du waterblock, il exploite une dalle IPS de 2,1 pouces capable d’assurer une définition de 480 x 480 pixels et un taux de luminosité de 500 nits.
À l’usage, il permet d’afficher des données comme la température du processeur, la température du liquide, les vitesses des ventilateurs ou encore des images et des vidéos. be quiet! le met en valeur en le plaçant au centre d’une structure carrée striée rétroéclairée (aRGB). L’ensemble offre un joli rendu au travers d’une lumière douce et d’une diffusion homogène des couleurs. Cette zone n’est pas la seule à participer à illuminer l’intérieur du boîtier.
En effet, notre version de 360 mm s’accompagne de trois ventilateurs Light Wings LX PWM high speed. Chacun s’arme de 16 LED et de neuf pales chargées de diffuser une grande partie des effets et couleurs.
PWM et d’une épaisseur de 25 mm, ils profitent d’une vitesse de rotation maximale de 2100 rpm. Par contre, attention, chaque ventilateur s’accompagne d’une connectique propriétaire.
Si elle permet d’unifier la vitesse et l’éclairage et une connexion en chaîne pour simplifier le câblage, elle demande de s’orienter vers be quiet! en cas de panne d’une unité. Il n’est pas possible d’intégrer un ventilateur classique 4 pins. Par contre, le bundle comprend un câble de dérivation en Y (aRGB et PWM ) permettant de remplacer ce trio par des ventilateurs PWM et aRGB classiques.

Nous retrouvons la même connectique au niveau de la pompe. PWM également, sa vitesse se situe entre 1500 et 2900 rpm. Logée au cœur du waterblock, elle s’accompagne d’une plaque à jets et d’une plaque froide équipée d’ailettes haute densité.
Son moteur est géré par un circuit particulier permettant de limiter son bruit et d’assurer un démarrage progressif. Le radiateur dispose d’un port de remplissage afin de pouvoir ajouter du liquide de refroidissement.
Une bouteille de liquide est fournie en bundle.
Enfin, l’autre particularité et atout est la présence d’un contrôleur IO. Il centralise l’alimentation et les transmissions de données tout en permettant de proposer une très forte personnalisation. Nous avons aussi une notion d’autonomie car, avec ce contrôleur, le watercooling fonctionne par lui-même en adaptant ses performances aux besoins du processeur. Il y a même de la mémoire pour sauvegarder ses propres profils. Nous n’avons plus besoin de la carte mère. La gestion par cette dernière reste cependant possible, enrichissant ainsi les possibilités.
Le Light Loop IO LCD 360 est annoncé aux prix publics de 229,90 € en noir et 234,90 € en blanc. Il s’accompagne d’une garantie de trois ans. La version 240 est positionnée à 209,90 € en blanc et 204,90 € en noir.
Protocole de test.
- Carte mère : ROG MAXIMUS Z790 Hero
- Processeur : Intel Core i9-13900K
- Stockage : SSD Radeon R7 240 Go d’AMD
- Mémoire : 2 x 24 Go de DDR5-7300 CL36 Trident Z5 RGB
- Carte graphique : GeForce RTX 3060
- Alimentation : NZXT C1500 Platinum
La température du processeur est relevée par voie logicielle via l’application l’utilitaire Extreme Tuning Utility d’Intel. Les nuisances sonores sont mesurées par un sonomètre placé à 25 cm face radiateur. Les tests sont exécutés à l’air libre afin de faire abstraction des performances du boitier. Nous montons progressivement en charge (+10%) les ventilateurs et la pompe (si cela est possible) jusqu’ à leur vitesse maximale.
Nous introduisons un nouveau protocole en stabilisant le Package TDP du processeur (un Core i9-13900K) à différentes valeurs (65W, 95W, 125W, 170W, 220W, 250W, 285W, 330W). Dans cet exercice tous les systèmes de refroidissement sont à leur plein potentiel. De plus nous travaillons avec le delta de température. L’objectif est de connaitre les performances de refroidissement en fonction de la charge du processeur tout en ayant une idée des capacités de dissipation thermique maximales.
Le montage.
Comme nous l’avons indiqué, il s’agit d’un watercooling AIO. Le circuit est déjà en place et fermé. L’installation demande de préparer le socket de la carte mère et le radiateur en installant et connectant les trois ventilateurs.
Un total de 12 vis est nécessaire ainsi qu’un tournevis cruciforme. La connectique propriétaire permet de connecter en chaîne les ventilateurs.
En terminaison du radiateur, un câblage est discrètement intégré le long des tuyaux afin d’avoir un rendu propre et aucun câble apparent. L’unique faisceau final reliant aussi le waterblock se connecte au contrôleur. Il assure son alimentation à l’aide d’un classique SATA.
Il ne faut pas oublier de le connecter à une en-tête USB 2.0 de la carte mère pour profiter de la personnalisation et de brancher le câble PWM sur le CPU Fan.
Pour le socket, sur notre plateforme Intel LGA 1700, une plaque arrière est utilisée. Elle doit être préparée au préalable avec des vis et des joints toriques. Sa consolidation à la carte mère se fait avec quatre entretoises du côté du socket.
Ensuite, deux barres de fixation s’installent de chaque côté du socket. Il faut faire attention à leur position afin d’orienter correctement le waterblock. Elles se consolident avec quatre vis cruciformes. Ensuite, après avoir appliqué de la pâte thermique, le waterblock se positionne sur le processeur et la consolidation finale se fait à l’aide de deux vis latérales.
Logiciel IO Center.
La prise de contrôle, la surveillance et la personnalisation de l’AIO sont assurées par le hub logiciel de la marque, l’IO Center. Une version en ligne utilisable depuis un navigateur est aussi prévue pour Windows, macOS et Linux, mais avec moins de possibilités.
Pour revenir à l’application Windows, son interface s’organise autour de différents onglets et menus. Elle met en avant des options pour personnaliser le refroidissement, l’éclairage et l’affichage. Elle ne nécessite pas de compte utilisateur ni de connexion permanente à Internet. De plus, une grande partie des réglages peut être enregistrée directement dans la mémoire interne de l’AIO afin de rester active après la fermeture de l’application.
L’écran d’accueil propose de consulter les principales informations de fonctionnement du PC. Nous retrouvons par exemple un suivi des températures, des fréquences, des taux d’occupation de certains composants ou encore de la vitesse des ventilateurs. Ce tableau de bord peut être personnalisé afin de ne conserver que les données jugées utiles.
Le Light Loop IO LCD peut afficher des images, des animations, des vidéos, des GIF ou du contenu issu de Giphy. IO Center offre de son côté une sélection de visuels prédéfinis et d’animations évoluant en fonction de la température du processeur, de la carte graphique, du VRM ou du liquide de refroidissement. Des informations peuvent être superposées au contenu principal comme des données issues des capteurs, du texte, une horloge analogique ou numérique ainsi que des informations multimédias. Les différents éléments peuvent être ajustés à l’aide de paramètres portant sur la luminosité, l’opacité, les couleurs ou encore les dégradés. L’orientation de l’écran peut aussi être modifiée.
Ce hub donne aussi accès à plusieurs effets aRGB pour la pompe et les ventilateurs. Nous retrouvons des effets statiques, vague, tornade, respiration et température. L’éclairage peut être synchronisé sur l’ensemble des zones ou configuré séparément pour chaque élément. À noter que la fonction Screen Sync permet d’harmoniser l’éclairage de la pompe avec le contenu affiché sur l’écran IPS.
Sur la partie refroidissement, le contrôle de la ventilation et de la pompe occupe une place importante. Le logiciel propose plusieurs méthodes de gestion. Le mode PWM transmet directement les commandes de la carte mère au système de refroidissement. Il permet ainsi de conserver une gestion classique depuis le BIOS ou le logiciel du fabricant de la carte mère. Le mode « général » s’appuie sur des profils prédéfinis orientés silence ou performance. Vous pouvez choisir de baser la régulation en fonction de la température du processeur ou sur celle du liquide.
Le mode PID propose une approche différente. Il permet de définir une température cible pour le liquide de refroidissement. L’AIO adapte alors automatiquement le fonctionnement de la pompe et des ventilateurs afin de maintenir cette valeur.
De son coté Cooling Studio est un environnement destiné à programmer ses propres courbes. Elles peuvent être appliquées aux ventilateurs et à la pompe en se basant sur la température du liquide ou sur d’autres capteurs du système. De base, plusieurs approches sont disponibles, dont Silence, Équilibre, Performance et Pleine Vitesse. La pompe et les ventilateurs peuvent être configurés indépendamment. À noter que vous pourrez aussi créer des groupes afin de différencier des ventilateurs placés à l’avant ou sur le dessus du boîtier.
Enfin, IO Center | Web — une version utilisable directement depuis un navigateur compatible avec la technologie WebHID — fonctionne sous Windows, macOS et Linux avec les navigateurs reposant sur Chromium, notamment Chrome, Edge et Opera. Cette version fonctionne sans droits administrateur. Sous Linux, une autorisation initiale depuis le terminal reste toutefois nécessaire pour permettre l’accès WebHID.
Nous retrouvons la majorité des fonctions de personnalisation de l’application principale, mais certaines options restent réservées au logiciel de bureau. La surveillance matérielle complète n’est pas disponible, tout comme l’éclairage réagissant aux températures, la synchronisation avec l’écran et la prise en charge de l’éclairage dynamique de Microsoft. Certaines fonctions avancées de l’écran sont également absentes, notamment les arrière-plans dynamiques et plusieurs types de superpositions nécessitant un service actif en arrière-plan.
Par contre, sa plus importante limite concerne le réglage du refroidissement. Il ne peut se faire qu’en fonction de la température du liquide.
Refroidissement

Avec ce type de représentation graphique, la courbe la plus basse désigne le watercooling le plus performant. Nous observons que le Light Loop IO LCD 360 se positionne dans la moyenne jusqu’à une consommation de 220 watts. Il ne décroche pas de record, mais affronte sans problème les besoins de notre Core i9-13900K. À 250, 285 et 330 watts, il perd en efficacité pour se retrouver à l’avant-dernière place, juste derrière le Pure Loop 3 LX 360. À 285 watts, la température de notre processeur atteint les 100 °C et la protection Thermal Throttling s’active. Ceci explique le delta identique avec le palier des 330 watts.
Nuisances sonores

Le bilan est ici excellent. Jusqu’à 50 % de sa vitesse maximale, notre Light Loop IO LCD 360 est inaudible ou ultra silencieux. Ensuite, il monte doucement en régime tout en se détachant nettement de ses concurrents. Il n’arrive pas à égaler les prestations du NL-LC1-36 mais se montre plus discret que son grand frère, le Pure Loop 3 LX 360. À plein régime, la barre des 50 dBA n’est pas dépassée. Il est audible avec un souffle présent.
Conclusion
| Points positifs | Points négatifs |
| Écran IPS 2,1 pouces personnalisable | Tarif |
| Contrôleur IO autonome | Performances en retrait à très forte charge |
| Logiciel IO Center complet | Connectique propriétaire des ventilateurs |
| Éclairage aRGB réussi | |
| Fonctionnement silencieux | |
| Câblage propre et montage soigné | |
| Port de remplissage et liquide fourni |
Light Loop IO LCD 360
Performance de refroidissement
Nuisances sonores
Equipement / finition
Fonctionnalités
Prestation / Prix
Ce Light Loop IO LCD 360 est un Watercooling complet et très personnalisable. Il se distingue avec son écran IPS de 2,1 pouces, son éclairage aRGB et son contrôleur IO autonome. Sa conception permet un montage propre grâce à la connexion en chaîne des ventilateurs et un câblage bien intégré. Le contrôleur simplifie la gestion de l’ensemble, tandis que l’application IO Center permet de personnaliser l’écran, l’éclairage, la pompe et les ventilateurs avec précision. La version Web est également pratique, même si elle reste plus limitée que le logiciel Windows. Côté performances, le bilan est plus nuancé. Il assure le refroidissement de notre Core i9-13900K jusqu’à environ 270 W, mais il montre des limites à très forte charge. La barre des 300 Watts est douloureuse surtout en ces périodes de canicule face à notre laboratoire non climatisé. Son gros point fort reste le silence. Jusqu’à 50 % de sa vitesse maximale, il est inaudible ou très discret. À plein régime, il reste sous les 50 dBA, avec un souffle présent mais maîtrisé. À 229,90 € en noir, ce Light Loop IO LCD 360 vise le haut de gamme avec des arguments dont son équipement, son écran, sa personnalisation et son silence.
























