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4500 sites hors ligne pour une blague sur la protection de l’environnement

Est-il bon de prendre la parole des autres et de crier haut et fort une volonté fausse de son pays dans la lutte à réduire ses émissions de CO2 ? Il semble que non, et 4500 sites internet en ont fait les frais.

L’histoire se déroule pendant le « grand » et si « prometteur » sommet de Copenhague où un faux communiqué de presse des Yes Men, un duo d’activistes du canular, annonçait que le Canada avait pris ses responsabilités avec des objectifs réels de réduction de C02 (-40% d’ici 2020 et -80% à l’horizon 2050 face à 1990). Ces chiffres ne sont pas anodins puisqu’ils correspondent exactement aux recommandations des ONG.

Cette fausse information est envoyée aux journalistes sous la forme d’un communiqué de presse imitant celui du ministère canadien de l’environnement. Elle  fait le tour d’un nombre important de blogs liés à l’environnement.  A peine 30 minutes plus tard, une fausse réaction de l’Ouganda est envoyée. Voici la vidéo.


Enfin et pour finir en beauté, les Yes Men ont terminé leur œuvre avec la rédaction d’un faux article du Wall Street Journal.

L’action est revendiquée sur son  site. Nous pouvons lire “La vidéo a été tournée dans une réplique de la salle de presse officielle du Bella Center. Matembe était en réalité Kodili Chandia , membre de Climate Debt Agents, du réseau de lutte contre la pauvreté ActionAid.”

Au final, le gouvernement Canadien, très remonté, a demandé à l’hébergeur allemand Serverloft de faire le nécessaire afin que deux faux sites (“enviro-canada.ca” et “ec-gc.ca“) qui laissaient entendre aux internautes que le Canada s’était engagé dans la voie de la responsabilité en prenant certaines mesures relatives aux problèmes environnementaux, ne soient plus accessibles.

Serverloft, peut être impressionné par la demande, s’est alors attelé à la tâche mais a également déconnecté plusieurs autres sites en même temps. Résultat des courses, environ 4500 sites se sont retrouvés hors ligne et des milliers d’adresse IP ont été bloquées.

Cette petite affaire met en évidence que,  bien qu’Internet est un formidable outil de communication, la véracité de l’information se doit d’être vérifiée avant toute publication tandis qu’elle souligne aussi, que pour certains pays, la question de l’environnement reste très épineuse au risque d’oublier certaines procédures. Serverloft souligne qu’il n’a jamais obtenu une confirmation judiciaire de la légalité d’une telle demande.

Comme quoi l’existence d’un site internet ne tient qu’à un fil, et c’est vraiment le cas de le dire ici, dans les deux sens du terme !

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