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Greenpeace : les ordinateurs portables sont toujours toxiques

L’organisation militante écologique Greenpeace vient de dévoiler sa dernière étude concernant l’usage de certaines substances au sein d’ordinateurs portables actuels.

Après avoir décortiqué le dernier petit joujou High Tech d’Apple, l’iPhone, ce sont 18 portables de six marques différentes qui se sont retrouvés dans un laboratoire indépendant au Danemark et au laboratoire de recherche de Greenpeace en  Angleterre à l’Université d’Exeter.

L’acquisition de ses ordinateurs s’est faite  dans 14 pays d’Europe, d’Amérique du Nord et du Sud et d’Asie entre juillet et septembre 2006.  Voici la liste et le lieu d’achat.

  • Dell Latitude D420
    China, Germany*, USA
  • Sony Vaio TX
    Sweden*, Japan
  • Apple Macbook 1.83 Ghz
    Philippines, Russia, Netherlands*, USA
  • Acer Aspire 5562 WXMi, Aspire 5672 WLMi
    China, Thailand, Poland*, Netherlands*
  • Hewlett Packerd (HP) Pavilion dv8375LA, Pavilion dv8275LA, Pavilion dv8365ea, Pavilion dv8000t
    Mexico, Argentina, France*, USA
  • Toshiba Satellite U200
    UK*

Commençant par une note positive, l’association constate que la mise en application des différentes directives environnementales visant à restreindre l’usage de certaines substances toxiques et la disponibilité depuis plusieurs mois d’un classement de différents constructeurs sur leur politique environnementale (Pour un High Tech Responsable) portent ses fruits avec une élimination des produits les plus dangereux.

"Les concentrations de certaines substances toxiques mesurées dans les composants testés sont conformes aux normes européennes en vigueur, mais plusieurs autres substances et matériaux dangereux ne sont pas encore couverts par des réglementations" commente Yannick Vicaire, porte-parole de la campagne Toxiques de Greenpeace International".

"Les résultats démontrent que des réglementations régionales peuvent exercer une influence positive y compris dans des pays où elles ne sont pas en vigueur. Toutefois, de telles législations sont encore très lacunaires et de nombreuses substances toxiques présentes dans les ordinateurs ou d’autres équipements électroniques mériteraient d’être régulées à leur tour" affirme Kevin Brigden, scientifique des Laboratoires de recherche de Greenpeace, en charge des analyses et auteur du rapport.

"Il serait pertinent que des lois comme RoHS qui visent à protéger la santé publique et l’environnement couvrent l’ensemble des substances dangereuses ; nous attendons, en particulier, des institutions européennes qu’elles révisent la directive RoHS en élargissant la liste des restrictions, entre autres, au PVC, aux phtalates et aux RFB encore tolérés" conclut-il.

Mais, car malheureusement selon Greenpeace, il reste encore du travail avec une persistance à l’usage des PVC, des phtalates et des retardateurs de flammes au brome.

Leur étude relève que 40 % des composants étudiés comportent à la hauteur de 10 % de leur poids du brome. Le plus mauvais élève dans cet exercice étant DELL, contrairement à SONY avec son Vaio TX qui sort avec les honneurs les plus verts.

En ce qui concerne les phtalates, ils sont  présents dans l’ensemble des câbles d’alimentation internes et externes dont les concentrations les plus élevées se retrouvent chez les constructeurs Acer et HP.  

Yannick Brigden reste toutefois confiant en ajoutant "En théorie, en combinant les composants de différents appareils, l’industrie pourrait presque produire le premier ordinateur sans PVC, sans phtalate, ni composé bromé".

La question reste alors de savoir "laquelle des grandes marques du secteur sera la première à produire un tel ordinateur ? ".

Pour lire, l’étude complète c’est ici : Toxic Chemicals in Computers Reloaded

À propos Jérôme Gianoli

Journaliste issu d’une formation scientifique. Aime l'innovation, la High Tech et le développement durable. Soucieux du respect de la vie privée.

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