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7éme Guide pour une High Tech responsable : Nintendo encore dernier

Greenpeace vient de publier la 7e édition de son guide « Pour une high-tech responsable ».

Ce classement, des plus importants acteurs du monde informatique, met en avant les efforts et le laxisme de ces sociétés face à leurs responsabilités environnementales. Cette notation est mise à jour de façon périodique.

L’attribution des notes se fait sur les informations publiquement disponibles et ceci dans plusieurs domaines :

Politique et utilisation de certaines matières premières (5 critères) :

Cette catégorie concerne l’attitude d’un constructeur face à l’utilisation de certains produits chimiques connus pour leur caractère néfaste.

Elle met en valeur des points comme les plannings mis en place pour l’identification, l’élimination et la substitution progressive de certaines substances dangereuses, la prise de responsabilité dans l’élimination complète du PVC et les efforts pour proposer des produits allant bien au delà du respect de la directive RoHS.

Politique et pratique sur les déchets que génèrent leurs produits en fin de vie (4 critères).

Ici sont regroupés la prise de responsabilité de chaque fabriquant face au recyclage de leurs produits en fin de vie et ceci dans différents domaines et pays.

La volonté d’être soucieux de l’impact environnemental, même en l’absence de lois nationales, de fournir des informations claires pour le renvoi par ses clients de leur matériel usagé à des fins de recyclage et les quantités d’équipements ayant déjà été recyclés sont pris en considération.

Dans cette 7ième édition, la première place échappe à Nokia, encore pénalisé pour l’insuffisance de ses services de reprise en Inde et en Russie. Samsung et Toshiba arrivent ex aequo n°1, toutes deux à 7,7/10. Nintendo reste en queue de peloton avec 0,3/10.

Samsung voit récompenser ses efforts continus notamment en commercialisant de plus en plus de produits exempts de substances les plus dangereuses « Tous les nouveaux modèles d’écran LCD sont maintenant exempts de PVC (polychlorure de vinyle, un plastique chloré). Et tous les nouveaux modèles de téléphone mobile ont des circuits imprimés et des boîtiers et des périphériques quasiment exempts de retardateurs de flamme bromés (RFB). »

Toshiba gagne 5 places "en améliorant son score sur le critère de « responsabilité individuelle du producteur » (RIP), une disposition qui prévoit que chaque entreprise prenne en charge la gestion des déchets issus de ses propres produits. Cette amélioration résulte directement de la décision de Toshiba de quitter l’EMCRR* Toshiba s’en sort bien sur  les autres critères de gestion des déchets. Côté produits chimiques, Toshiba s’est engagé à éliminer le PVC et les RFB de l’ensemble de sa gamme de produits d’ici 2009 et propose des modèles d’ordinateurs portables dont les circuits imprimés sont exempts de RFB, des produits certifiés EcoMark sans PVC".

Nintendo , qui est apparu dans ce classement en décembre 2007 seulement, reste dernier en 18ème place. Quelques points ont été obtenus avec une communication publique sur sa politique de gestion des substances chimiques mais les autres critères sont totalement absents . "Tout reste à faire chez Nintendo" précise Greenpeace.

Pour découvrir en détail ce nouveau classement c’est ici : Les entreprises asiatiques en tête du classement « Pour une high-tech responsable »

L’efficacité énergétique : un nouveau critère pour la prochaine édition

"Il est temps de mettre la barre plus haut et d’exiger des entreprises une approche écologique globale. Les consommateurs ne devraient plus avoir à choisir entre un produit sans toxiques et un produit économe en énergie" déclare Yannick Vicaire, porte-parole de la campagne Toxiques à Greenpeace.

La plupart des 18 entreprises leaders de l’électronique ont su relever les défis de ce classement Pour une High Tech responsable paru pour la première fois en Aout 2006. Des nombreux efforts ont été accomplis dans le domaine de l’élimination des substances dangereuses et la gestion des déchets issus de leurs produits une fois obsolètes. Greenpeace souhaite maintenant voir les mêmes efforts se déployer pour réduire l’impact de l’industrie électronique sur le climat.

"Ainsi, la prochaine édition du guide, qui paraîtra au mois de juin, prendra en compte les enjeux de consommation énergétique, en plus de la politique des marques en matière de substances chimiques et de déchets/recyclage" précise le communiqué de presse.

À propos Jérôme Gianoli

Journaliste issu d’une formation scientifique. Aime l'innovation, la High Tech et le développement durable. Soucieux du respect de la vie privée.

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