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Eco-TIC et logiciels éco-responsables

Lorsque que nous parlons d’éco-conception et de Technologies de l’information et de la communication (TIC) respectueuse de l’environnement (Eco-TIC ou Green-IT), ces deux notions ont aujourd’hui toutes leurs importances dans les nouvelles contraintes environnementales que doit se fixer un ingénieur informatique.

L’analyse du cycle de vie d’un produit informatique souligne que 40 à 60 % de son énergie nécessaire à son espérance de vie est utilisé lors de sa construction, sa commercialisation et son recyclage.

En considérant l’ensemble de l’énergie consommée en France sur une année, les TIC représentent entre 13 et 14 % soit 3 % des émissions de gaz à effet de serre(GES). Du point vue mondial, ce dernier chiffre est de 2% soit autant que l’aviation. Enfin sur la question des déchets, les choses ne sont guère réjouissantes puisque 8 ordinateurs sur 10 finissent à la décharge, 10% des téléphones mobiles sont seulement recyclés et moins de 15 % des déchets électroniques sont collectés pour recyclage. Nous pouvons alors nous interroger sur la taxe « participation recyclage » instaurée en France. Elle n’est jamais oubliée lors de l’achat d’un appareil !

Le matériel est ainsi en première ligne de mire de ce travail à accomplir, mais de plus en plus d’analystes, de chercheurs s’interrogent aussi sur le rôle et l’importante des logiciels dans la consommation électrique du monde hight tech. Il en ressort que la couche logicielle a aussi son importance en terme d’impact sur la demande énergétique. A notre échelle de simple consommateur et amoureux des ordinateurs, il est facile de se rendre compte qu’un BIOS de carte mère mal programmé peut ignorer les technologies d’économie d’énergie des processeurs comme le CE1, le Cool and Quiet d’AMD ou encore le Speedstep d’Intel. Le système d’exploitation est aussi responsable du comportement de la machine. Il permet la mise en place de profils de mise en veille, d’arrêt de disque dur et de baisse de la fréquence du processeur.

Certains ne mâchent pas leur mot en annonçant que les éditeurs ont de grandes responsabilités mais programment n’importe comment. Il devient alors intéressant de se poser la question de savoir ce qu’est un logiciel éco-responsable. Il n’existe à l’heure d’aujourd’hui aucun label définissant cette nature à l’instar de ce que l’on peut trouver pour les ordinateurs (80Plus, EPEAT…).

Pour prendre un exemple concret, il suffit de regarder du côté des jeux vidéo à l’origine d’une demande toujours plus importante de puissance ou encore de la couche logiciel DirectX, qui à chaque évolution, nécessite le rachat d’une carte graphique !

Bien que 86% des gens qui travaillent en informatique ne connaissent pas la valeur de leur empreinte carbone, il est bon en cette période de Noël de rappeler deux gestes pour un achat responsable.

Les premières choses à faire c’est de dresser un bilan de ses besoins et de lire plusieurs sources journalistiques afin d’avoir différents angles d’attaque sur un produit. Il faut garder en tête que la moindre utilisation de son matériel engendre une empreinte carbone. Surf, bureautique, stockage, téléchargement ont tous un impact sur l’environnement. L’achat doit donc se faire en fonction de ses envies, de ses besoins mais aussi dans un esprit durable. Voter pour un matériel bas de gamme peut nécessiter un remplacement rapide !

Ensuite, il faut repérer la présence d’éco-labels. Ils sont multiples et quelques minutes sur la toile donnent assez facilement leurs signification. Un des plus complets aujourd’hui est l’EAPET GOLD.

Enfin et pour terminer sur une note optimiste, les TIC représentent une formidable révolution dans la communication mais aussi dans les possibilités de calculs. Toutes les études sur le climat, la biodiversité, les maladies ont besoin des TIC (a double sens !). Ils deviennent dès lors un outil pour le développement durable et la réduction de l’empreinte carbone des autres activités.

Une dualité réelle qui ne pourra disparaitre qu’avec une prise de conscience et le souhait d’abaisser au maximum leurs impacts environnementaux car à la vitesse où vont les choses, il serait absurde d’arriver à une situation où l’usage pour le bien engendre d’avantage de mal.

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