Accueil / Espace environnement / Green IT / Politique et économie / GES : Le télétravail apporte une solution mais aussi des questions

GES : Le télétravail apporte une solution mais aussi des questions

Les entreprises françaises sont dès à présent confrontées, par voix législative, à réduire leur empreinte carbone. Le télétravail semble apporter certaines solutions, explications…

L’Union Européenne avance à grand pas sur la question des rejets de gaz à effet de serre. Au travers du paquet énergie-climat adopté fin 2008, l’Union Européenne a pris position avec une objectif de réduire de 20% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020. En parallèle, la France a mis sur pied la loi POPE (programme des orientations des politiques énergétiques), adoptée par le Parlement français en 2005. Les ambitions sont ici encore supérieures puisque à l’échelle nationale il va valoir réduire de 3% par an les GES (Gaz à effet de serre) afin d’atteindre une pollution diminuer d’un facteur 4 d’ici 2050.

Les entreprises françaises : la clé pour diminuer les GES de la France.

Tout ceci n’est possible que par un effort considérable de nos entreprises, dans l’obligation aujourd’hui, de s’imposer des objectifs à long-terme. Ils passeront par de nouvelles politiques énergétiques, des nouveaux procédés de fabrication ou encore la recherche dans l’optimisation des processus ou la production d’électricité à partir de ressources renouvelables autant de possibilités qui vont s’accompagner de coûts considérables.

Le télétravail est une des réponses possibles.

TeletravailLes technologies liées à la communication comme les systèmes de vidéoconférence peuvent également apporter leur contribution. Pas seulement cantonnées à réduire le nombre de voyages d’affaires, elles peuvent s’appliquer au cœur même de l’organisation d’une entreprise avec la mise en place du télétravail.

Le télétravail se présente avec de nombreux avantages en complément d’agir sur une réduction de l’empreinte carbone d’une activité. Il permet de réaliser des économies face aux caprices météorologiques, source de retards (les intempéries) ou encore certaines grèves de transports. Le télétravail  diminue fortement les voyages inutiles et transforme la perte de temps d’un déplacement en source d’heures plus optimisées.

Un usage intensif de ce nouveau mode de travail  à un impact sur l’occupation des bureaux, l’utilisation des équipements et la consommation énergétique. Lorsque les employés ne travaillent pas dans un bureau, l’entreprise peut économiser chauffage et climatisation et ainsi faire baisser sa consommation d’énergie.  

Cependant, il faudra résoudre rapidement le problème du transfert de charge. Car ce que l’entreprise épargne d’un coté, l’employé y fait face de l’autre. Personne ne peut imaginer travailler dans un domicile non chauffé l’hiver ou non climatisé l’été en cas de très forte chaleur.

L’empreinte carbone de l’entreprise sera certes plus faible mais celle de l’employé plus haute. 

D’un autre coté le travail à distance est un moyen de construire un meilleur équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle.

Télétravail et entreprise : une certaine crainte, justifiée !

Le déploiement du télétravail dans une entreprise n’est pas si simple que cela, aux regards des nombreuses activités exercées (bureaux, terrain et voyage d’affaire). Il faut, dans un premier temps, appréhender les besoins de chaque nature de poste afin de connaitre quelles types d’applications, de dossiers ou encore d’accès aux mails sont nécessaires.

Sécurité des donnéesL’entreprise doit trouver  un équilibre entre ses exigences professionnelles et les possibilités réseaux disponibles. Les employés doivent pouvoir rester en contact permanent avec leurs collègues mais aussi avec les clients et les fournisseurs, et ce où qu’ils se trouvent et quel que soit le terminal qu’ils utilisent. Il se rajoute là une nouvelle dimension où le télétravail devient possible non pas par l’équipement physique de l’entreprise mais par la nature du réseau utilisé (pluralités des ordinateurs, des téléphones portables, des plateformes, des systèmes d’exploitation…).

Une telle modification de l’infrastructure informatique et réseau semble être une des premières explications du recule des entreprises face à l’usage du télétravail en complément des risques de sécurité des données. Le travail à distance s’accompagne en effet de la question de la sécurisation des données sensibles sujet à être perdues lors d’un transfert, attaquées par un logiciel malveillant ou encore endommagées ou volées.

Les réseaux nouvelle-génération disposent de certains atouts nécessaire au télétravail comme la voix sur IP, la visioconférence MVC (Managed Video Conferencing), une convergence des réseaux informatiques et téléphoniques grandissante ou encore le Virtuel Privé sur IP (ou IPVPN). Cette solution souple utilise le réseau public pour le transport de la voix et des données mais dans un réseau virtuel fermé et protégé. L’avantage est une connexion possible partout via n’importe quel fournisseur d’accès – haut-débit, réseau ou Wifi – comme par exemple leur fournisseur d’accès personnel ou un réseau Wifi public.

Le télétravail sera peut être un des grands bouleversements des prochaines années, similaire à l’usage du travail à la chaine introduit par Ford au début du siècle dernier. Avec lui, des grands espoirs sont portées. Des économies pour l’entreprise aussi bien financières qu’énergétiques et une amélioration de la qualité de vie pour l’employé.

Le télétravail oui, mais beaucoup de questions encore sans réponse.

Il se pose cependant de nombreuses questions ; comment résoudre le transfert de charge entre l’entreprise et l’employé afin de vraiment diminuer l’empreinte carbone d’une activité ? Comment considérer un bienfait sur l’environnement sans prendre en considération l’impact environnemental du matériel nécessaire (conception, fabrication, transport, recyclage) et de l’augmentation du trafic du réseau ? De façon plus générale comment appréhender cette nouvelle solution de travail où l’employé sera seul pour organiser son planning professionnel ? La formation en France devra-t-elle approcher cette notion où la connaissance de l’employé ne sera pas l’unique qualité et devra obligatoirement s’accompagner de connaissances dans la gestion du temps ?

Source : GinjFo / Cable & Wireless.

Un commentaire

  1. Article très intéressant, merci :):):)

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*