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Internet : le vecteur de la révolution green ?

Internet n’est pas un concept, une idée mais bien une entité matérielle à part entière avec des ordinateurs et des serveurs mis en relation par d’innombrables ressources informatiques nommées réseaux. L’avenir dans son utilisation et sa conception pourrait bien enclencher une véritable dynamique Green.

La grande révolution verte annoncée depuis plusieurs années, grâce à l’émergence et la démocratisation des usages numériques, se fait encore attendre. La décentralisation, comme le télétravail et la visio-conférence, est encore marginale tandis que l’explosion du commerce en ligne ne favorise pas vraiment une économie verte en participant à la réduction des transports de marchandise ou des déchets d’emballage.

Les usages ne sont, pour le moment, pas encore suffisamment bien pensés pour une économie plus respectueuses de la nature. Cependant les coûts de fonctionnement des infrastructures informatiques, nécessaires au bon fonctionnement du « réseau des réseaux », laissent présager d’importants progrès vers une « révolution verte ».

Le réseau et les centres de données : Deux vecteurs d’innovations.

Par exemple le passage du cuivre, de plus en plus onéreux, vers la fibre optique apporte des grands atouts écologiques en simplifiant la pose, en favorisant le recyclage et en abaissant les coûts de transports et de mise en œuvre.

Les centres de données sont de véritables gouffres énergétiques tant pour les serveurs hébergés que pour leur fonctionnement intrinsèque. Les constructeurs, devant la pression des exploitants, en quête d’abaisser leurs coûts de fonctionnement, n’ont de cesse de trouver de nouvelles idées et concepts. La réutilisation de la chaleur par exemple est intéressante mais encore insuffisante.

Un datacenter comme source de chauffage

La réflexion porte aussi sur le rendement énergétique global, avec le déploiement de mesures précises pour évaluer les dommages collatéraux. La recherche d’un refroidissement naturel, le free-cooling est prometteur. Toutefois son fonctionnement doit répondre à des exigences très strictes afin d’assurer l’efficacité du centre de données.

Les constructeurs travaillent également sur la partie serveurs avec trois composants à prendre en compte : la puissance, la consommation électrique et les matériaux. Pour ces derniers, l’acier est une solution acceptable en termes de production ou de recyclage.

Le gros de la recherche porte  sur le cœur du serveur avec le souhait de réduire, à la source, la consommation électrique tant pour l’usage que pour le refroidissement, les clés du green IT sont en train d’émerger avec le but d’obtenir un ratio Perf/Watt toujours plus important.

Applications mieux codées et virtualisation : l’avenir pour le Green-IT.

Il y a également de grands espoirs dans la virtualisation afin de faire face aux besoins grandissant de stockage et de sauvegarde de données. Cette technologie permet d’optimiser la puissance d’un serveur en partageant ses ressources et ses usages.

Nous assistons aussi à l’émergence d’un nouveau type d’application visant aux calculs de la consommation énergétique des logiciels. Il faut dire que depuis plusieurs années certains systèmes d’exploitation par exemple deviennent très gourmands (relire notre article sur Windows : De Windows 95 à Windows 7 : L’obsolescence des PC programmée). Il est à espérer que dans un avenir proche des normes de programmation et de développement voient le jour afin d’intégrer de façon systématique les cahiers des charges des développeurs et des SSII.

Enfin, l’émergence du Cloud Computing, laisse apercevoir une nouvelle approche avec des postes de travail allégés d’ordinateurs  imposants, de câbles et autres périphériques. Les ressources informatiques nécessaires au fonctionnement d’une activité ou à un particulier sont déportées  sur les réseaux informatiques. L’idée d’outil de communication simplifié accédant à toutes les données et applications est désormais envisageable et d’une certaine façon (Smartphone) nous vivons déjà  le commencement de cette réalité. Il faut cependant qu’un travail sérieux soit accompli en termes de sécurité, confidentialité et contrôle. Il sera nécessaire d’avoir une universalisation des lois entre pays.

Internet sera-t-il le vecteur d’une transformation en profondeur de l’économie mondiale ? L’informatique dans les nuages le laisse espérer mais, en High Tech, l’avenir n’est jamais graver dans le marbre, d’autres révolutions sont certainement à venir.

Source : GinjFo/Celeste

À propos Jérôme Gianoli

Journaliste issu d’une formation scientifique. Aime l'innovation, la High Tech et le développement durable. Soucieux du respect de la vie privée.

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